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CoverFleuveCongoRiver


Fleuve Congo River
De Kris PANNECOUCKE
Picha Publishing


ISBN : 978-90-826666-0-1
  

Prix de vente public de 45,00 € 

Bilingue FR et EN

 

 


CoverConjoncturescongolaises2016


CONJONCTURES CONGOLAISES 2016
Glissement politique, recul économique
Par Aymar Nyenyezi Bisoka, Sara Geenen, An Ansoms & Jean Omasombo Tshonda (eds)

Série  « Cahiers africains », n° 91 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan & MRAC & CRE-AC/E-CA

ISBN : 978-2-343-12021-8
350 p. 

Prix de ventes: 37,00 € 

En français

 

L’année 2016 s’annonçait cruciale, non seulement parce que, conformément à la Constitution congolaise, elle devait sonner le glas de seize années de règne de Joseph Kabila, mais également parce qu’une large partie de l’opposition et de la société civile congolaise avait juré que le président devrait partir le 19 décembre 2016 au plus tard, au besoin de force. Rien ne s’est passé dans ce sens. Le changement tant attendu n’a pas eu lieu. Kabila est resté au pouvoir et continue à se renforcer des divisions qui existent au sein de l’opposition politique congolaise. Le temps a été le principal allié de la Majorité présidentielle ; il a été gagné notamment grâce aux dialogues politiques qui n’en finissaient plus. Il a ensuite suffi que la Cour constitutionnelle interprète l’article 70 de la Constitution : en cas de non-organisation d’élections, il appartiendrait au président de continuer à exercer le pouvoir.
Mais 2016 aura aussi été l’année de grandes difficultés politiques dont la Majorité présidentielle est encore très loin de se remettre aujourd’hui : il s’agit surtout des schismes qu’elle a connus et qui ont conduit au départ de certains de ses grands ténors dans l’opposition politique. Elle reste profondément affaiblie, même si, en fin d’année, on en parlait moins, les projecteurs se tournant plutôt vers l’opposition congolaise.
Plus grave encore, 2016 a vu s’effondrer progressivement certaines transformations économiques et sociales qui constituaient les principales réussites du Gouvernement, comme nous le soulignions en 2015. En effet, les fluctuations économiques en RDC, dont une des causes premières est le déclin de la production dans le Copperbelt, ont eu pour conséquence un ralentissement de la croissance. Si ces problèmes justifient la baisse des prévisions budgétaires, ils ont aussi des effets négatifs sur les avancées dans le domaine social, de même que sur le financement du processus électoral en cours.

Les directeurs du volume
Les volumes précédents étaient dirigés par les professeurs Stefaan Marysse et Jean Omasombo Tshonda. En 2016, le premier a cédé la direction du CRE-AC à une nouvelle équipe de trois chercheurs : Sara Geenen, professeur en Mondialisation et Développement à l’Institut de Politique et de Gestion du Développement (IOB) de l’Université d’Anvers, An Ansoms professeur en Études du Développement au Centre d’Études du Développement de l’Université catholique de Louvain (UCL), et Aymar Nyenyezi Bisoka, chercheur postdoctoral, rattaché à l’UCL et à l’IOB.
Jean Omasombo Tshonda est chercheur au Musée royal de l’Afrique centrale au service « Histoire et Politique ».


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Manuel de terrain en Archéologie africaine


par A. Livingstone Smith, E. Cornelissen, O.P. Gosselain, S. MacEachern

Online series 'Documents on Social Sciences and Humanities"


en français ou en anglais

 

Ce manuel vise à expliquer des concepts essentiels se rapportant à la conduite du travail archéologique de terrain en Afrique. 63 auteurs et éditeurs couvrent des sujets spécifiques, sur base de leur expérience pratique de terrain.
L’objectif principal est de fournir des notes concises et faciles à lire qui puissent être consultées pendant le travail sur le terrain. Chaque chapitre correspond à une phase bien particulière du processus de recherche, depuis la manière de localiser un site et de le fouiller, jusqu’à la manière de publier les résultats, en passant par celle de cataloguer et interpréter les trouvailles.
Le manuel est disponible en ligne, en français ou en anglais. Il comprend 9 parties et un total de 79 textes.
Il est possible de télécharger l’ensemble du manuel ou chaque chapitre individuellement, en haute ou en basse résolution.
 



CoverParadoxe


Ressources naturelles et développement :
le paradoxe congolais
Par Theodore Trefon & Thierry De Putter (eds)

Série  « Cahiers africains », n° 90 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan & MRAC & ERAIFT

ISBN : 978-2-343-11407-1
204 p. 

Prix de vente: 24,50 € 

En français

 

Ressources naturelles et développement : le paradoxe congolais présente une histoire différente des relations entre pouvoir et nature. Les études académiques sur le Congo sont trop souvent focalisées sur la politique et les aspects sécuritaires. Le point de départ de ce livre est tout autre : la République démocratique du Congo dispose des ressources naturelles dont le monde a besoin. Ses minerais permettent d’assouvir notre soif de gadgets technologiques. Le réchauffement climatique dépend de l’avenir de sa forêt. Les agriculteurs du Congo pourraient nourrir un milliard de personnes. Le barrage d’Inga aurait la capacité d’éclairer l’ensemble de l’Afrique. Ces éléments permettent de redéfinir la contribution stratégique de la RDC dans un monde globalisé.
Cet ouvrage analyse les nouvelles dynamiques à l’œuvre dans la gestion des forêts, des minerais, du sol, de l’eau et du pétrole. Il relie tous ces secteurs en les connectant entre eux et en les intégrant à des dynamiques transnationales, africaines et internationales. Écrit dans un style clair et direct, il présente un éventail de faits et d’analyses qui en font un compagnon indispensable pour tout lecteur intéressé par l’économie politique de la gestion des ressources en Afrique.


CoverCA89


La société congolaise face à la modernité (1700-2010)
Mélanges eurafricains offerts à Jean-Luc Vellut
Par Pamphile Mabiala Mantuba-Ngoma & Mathieu Zana Etambala (eds)

Série  « Cahiers africains », n° 89 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan & MRAC

ISBN : 978-2-343-11120-9
392 p. 

Prix de vente: 38,00 € 

En français

 

L’insertion de la société congolaise dans la modernité, avec ses continuités et ses ruptures, ses défis et ses effets, a toujours été au centre des préoccupations de Jean-Luc Vellut, professeur émérite de l’Université catholique de Louvain, qui a longtemps enseigné l’histoire sociale et économique dans les universités de la République démocratique du Congo et qui a élaboré des instruments de travail très importants et consacré de nombreuses recherches sur l’histoire de l’Afrique centrale.
Les contributions, rassemblées ici en son hommage, montrent non seulement que les sociétés précoloniales étaient dynamiques, mais aussi que la Belgique n’eut pas la tâche facile pour s’imposer en tant que puissance coloniale en Europe. De plus, des éléments de la dynamique externe – comme la politique indigène, le travail salarié, la religion, l’éducation, les possibilités d’exploitation des ressources naturelles – furent à l’origine de la violence et de l’invention de nouvelles hiérarchies sociales, de nouvelles identités, de nouvelles formes de croyance, de nouvelles activités économiques et de réajustements de l’espace et de l’habitat.
Le présent ouvrage est particulièrement attrayant à cause de multiples ressources documentaires inédites, écrites et orales, exploitées par les auteurs des essais, qui permettent de lire autrement l’histoire coloniale en rompant le silence sur certains sujets tabous.
Ce livre s’inscrit dans la perspective d’une histoire totale dont l’historiographie s’intéresse à la culture matérielle, à la psycho-histoire des relations internationales, aux rapports entre la religion et la politique, à la sociohistoire du système éducatif colonial, aux aspects sociaux et économiques de l’environnement et de l’urbanisme ainsi qu’aux facteurs socioculturels qui font partie de la trame de l’histoire politique postcoloniale.

Les éditeurs
Pamphile MABIALA MANTUBA-NGOMA est docteur en ethnologie, professeur ordinaire et chef de département des Sciences historiques à l’Université de Kinshasa.
Mathieu ZANA ETAMBALA est docteur en histoire, collaborateur scientifique au Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC) à Tervuren, professeur à la Katholieke Universiteit Leuven (KU Leuven).

 


coverleletes


Kasaï. Rencontre avec le roi des Lele.
Carnets de voyage
Par Marc Pain
Introduction de Viviane Baeke, ethnologue, MRAC

Éditeur : Husson (Bruxelles) en partenariat avec le MRAC


ISBN: 978-2-916249-95-7
 

Prix de vente: 29,80 € 

Uniquement en français

 

 


CoverGoma


Précarité et bien-être à Goma (RDC)
Récits de vie dans une ville de tous les dangers
Par Theodore Trefon & Noël Kabuyaya

Série  « Cahiers africains », n° 88 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan/MRAC & GeoRisCa

ISBN : 978-2-343-10503-1
196 p. 

Prix de vente: 21,50 € 

En français

 

Goma est une ville fascinante où vivent plus d’un million de personnes prises entre les feux des volcans et ceux des conflits armés. Vécue par les uns comme un véritable enfer, la capitale de la province du Nord-Kivu (RDC) est pour les autres une ville pleine de promesses. Loin des discours catastrophistes, ce livre montre comment les populations se positionnent face au bien-être, à la résistance à l’adversité, aux opportunités. Résignés et endurcis par la lutte, ils donnent l’impression que la vie n’est ni belle ni laide, mais qu’elle est une bataille incessante avec le destin. Pourtant, comme dans toutes les villes et tous les villages de la RDC, des lueurs d’espoir persistent au milieu de l’incertitude, de l’ordre apparaît au cœur du chaos.
Partant de douze récits personnels, nous voulons donner à l’histoire d’un paysage urbain un visage humain, de l’authenticité. Les révélations que vous y lirez sont quelquefois déchirantes, souvent surprenantes, mais toujours pleines de signification. Cette approche qualitative aide à donner un sens à cette grande énigme que constitue une ville et les relations que ses populations entretiennent avec leur environnement économique, social, écologique, politique et religieux.
Ce livre invite à découvrir les sentiments intimes et les réalités multiples de gens ordinaires bien déterminés à décider de leur avenir.

Les auteurs
Theodore Trefon étudie les relations société-État en RDC au Musée royale de l’Afrique centrale.
Noël Kabuyaya, enseignant et chercheur à l’Université de Kinshasa, étudie les espaces urbains et péri-urbains, leur environnement ainsi que leurs risques.
Avec des illustrations d’Albert Tshisuaka.
    

 


CoverCongoartsworksFR


Congo Art Works
Peinture populaire
Par Bambi Ceuppens & Sammy Baloji

Série « Collections du MRAC »

Éditeurs : Musée royal de l’Afrique centrale & Éditions Racine
ISBN : 978-2-87386- 989-2
192 p. 

Prix de vente: 19,50 € 

 

Après l’indépendance, les premières peintures populaires font leur apparition sur les murs des intérieurs congolais. Ces peintures ont été décrites comme des « conversation pieces » – elles sont « en conversation » – car, plus qu’en tant qu’objets, elles sont importantes, d’abord, par l’image qu’elles véhiculent. Le sens attribué aux images n’est pas toujours fixé : chacun peut alors y aller de son interprétation, invitant la réflexion et le débat sur les préoccupations du quotidien. Souvent considérée comme un genre colonial, la peinture populaire congolaise s’inscrit en fait dans une longue histoire du dessin en République démocratique du Congo qui précède la colonisation.
La collection de peintures populaires de Bogumil Jewsiewicki est entrée au Musée royal de l’Afrique centrale en 2013. Il s’agit de près de 2000 toiles récoltées entre 1968 et 2012 par le professeur Jewsiewicki et ses collègues congolais en RDC, dans 15 villes : Beni, Bukama, Bunia, Butembo, Goma, Isiro, Kananga, Kikwit, Kinshasa, Kisangani, Kolwezi, Lubumbashi, Matadi, Mbandaka et Mbuji-Mayi.
Important par la taille et le nombre d’œuvres, ce fonds l’est aussi par les archives qui lui sont associées, photographies d’ateliers, récits de vie, interviews des artistes et chroniques.

Le présent catalogue accompagne l’exposition éponyme, première exposition que le MRAC consacre à sa collection de peintures populaires (BOZAR 7 octobre 2016 - 22 janvier 2017).
    

 


CoverNSWOFR


Nswo
Statuettes et culte du Sud-Ouest de la République démocratique du Congo
Par Julien Volper

Série « Collections du MRAC »

Éditeurs : Musée royal de l’Afrique centrale
Une coédition Philippe de Moerloose

ISBN : 978-9-4922-4424-6
112 p. 

Prix de vente: 16,50 € 

L’ouvrage traite d’un culte mal connu répondant au nom nswo partagé par plusieurs culture du Sud-Ouest de la République démocratique du Congo telle que les Yanzi, les Sakata, les Hungana, les Buma, les Mfunuka, les Tsong, les Mbala, les Teke, les Dikidiki ou bien encore les Yaka.
De nombreux exemplaires de sculptures utilisées dans le cadre du nswo sont conservés au Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren, Belgique) et forment une part importante du corpus de l’ouvrage.
Ce livre traite des origines du culte, de sa diffusion et de ses variantes régionales qui s'expriment aussi bien au niveau des rites que de la statuaire.

Julien Volper est historien de l’art et chercheur au Musée royal de l’Afrique centrale, service Patrimoines.

 


Coverequateur




Équateur
Au cœur de la cuvette congolaise
Par Jean Omasombo Tshonda (éd.)

Volume n° 9 de la collection « Monographies des provinces de la  République démocratique du Congo »

Musée royal de l'Afrique centrale (Tervuren)
avec le soutien de la Coopération belge au Développement (DGD)

ISBN : 978-9-4922-4423-9

496 p. 

Disponible en français

 

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  •  Autres publications en ligne de la collection "Monographies des provinces de la République democratique du Congo"

 


L’actuelle province de l’Équateur n’est pas celle dont le président Mobutu était originaire. Elle intègre le peuple mongo majoritaire aux côtés des minorités ethniques dans les territoires de Bomongo, Mankanza, Lukolela et autres enclaves Ngombe des territoires de Bolomba et de Basankusu. Sans oublier les Ekonda et les Ntomba qui sont, eux, des Mongo mais dont les relations avec les Nkundo-Mongo restent empreintes de méfiance voire de mépris et de préjugés réciproques.
L’espace socio-culturel mongo dans la province de l’Équateur est très large si l’on englobe la Tshuapa qui fait figure d’arrière-pays, celui des « divers Mongo ». Sur le terrain, certes les groupes mongo sont nombreux mais le « grand peuple mongo » n’est en fait qu’un pur produit de l’anthropologie coloniale. Les missionnaires catholiques du Sacré-Cœur installés à Mbandaka/Bamania firent imposer le lonkundo comme seul parler lomongo unifié. Ils espéraient ainsi prendre le contrepied de la congrégation des scheutistes basée à Lisala chez les Ngombe qui avait assuré la promotion du lingala. En dépit des efforts entrepris, c’est toutefois le lingala qui l’emporta.
Cette situation d’échec au niveau culturel eut son pendant dans la compétition politique au moment de la décolonisation. Initialement sans inclinaison particulière dans ce domaine, les Mongo se jetèrent dans le jeu politique par esprit de revanche face à l’ascendance Ngombe. Ainsi donc, le parti Union Mongo (UNIMO) n’est pas né du dynamisme de l’élite mongo, alors même que l’histoire retient à tort Justin Bomboko comme son fondateur et son président. Lui-même d’ailleurs dit avoir été un « Somi ya Mongo » – Premier des (fils des) Mongo – au sein du parti. Aux élections de 1960, l’UNIMO fut devancée par le Parti de l’Unité nationale (PUNA) de Jean Bolikango, un originaire de la Mongala. Les Ngombe furent de plus en plus perçus comme un obstacle à l’épanouissement mongo et la séparation des deux groupes motiva la création d’une nouvelle entité administrative ethnique mongo dénommée « Cuvette centrale ».
Pendant la Première République (1960-1965), l’élite mongo, divisée et concurrente, domina pourtant la représentation de la province au niveau national. Le président Mobutu, originaire de l’extrême nord de cette « Grande Équateur », connaissait bien la région, les hommes et le milieu mongo de par sa naissance (Lisala) et sa scolarisation (Mbandaka). Sachant que les Mpama, Losakanyi et Banunu-Bobangi ne se sentaient pas proches des Nkundo (Elanga), Ekonda et Ntomba avec lesquels ils furent malgré cela intégrés dans le territoire de Bikoro, il érigea le secteur Lukolela en territoire (1976). Ce fut aussi le cas pour le secteur Mankanza du territoire de Bomongo. Le gain politique prima alors tout autre motif. Les minorités ethniques gagnèrent à la fois en représentation numérique et en terme de postes de pouvoir, attribués aux cercles proches de Mobutu. Accentuant la marginalisation des Mongo, survint la construction plus au nord de la ville de Gbadolite chez les Ngbandi, qui surclassa Mbandaka comme pôle politique provincial.
Si elle fut un temps délaissée sur le plan politique, Mbandaka est néanmoins toujours restée un carrefour fluvial dominant vers lequel convergent les embarcations qui font la navette sur le fleuve Congo entre l’Ouest et l’Est de la RDC ; ses nombreux ports l’attestent. C’est aussi à Mbandaka que se rendent les commerçants naviguant sur les différents affluents du fleuve qui drainent l’hinterland. À la descente, le flux concerne les matières premières ; à la montée, ce sont plutôt les produits manufacturés importés pour compenser le déficit de la production locale, sans grande industrie.
En plus d’être le principal moyen de communication, l’eau constitue, au même titre que la forêt, un réservoir alimentaire pour la population ce qui place la province face à un défi complexe. Car les ressources naturelles de l’Équateur, qui semblaient autrefois inépuisables, se révèlent aujourd’hui non seulement limitées mais encore menacées par le mode d’exploitation auquel elles sont exposées. La région demeure cette terre de « cueillette » où règne une anarchie favorisée par l’enclavement géographique. Du caoutchouc au bois wenge, de l’huile de palme au charbon de bois, de l’ivoire au fumbwa ; il est toujours question de produits bruts extraits des forêts et des rivières de la Cuvette congolaise. Celles-ci sont soumises à une pression continue de la part d’une population pauvre et de plus en plus nombreuse.

 


Cover CA87


CONJONCTURES CONGOLAISES 2015
Entre incertitudes politiques et transformation économique
               Par Stefaan Marysse & Jean Omasombo Tshonda (eds)

Série  « Cahiers africains », n° 87 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan/KMMA/E-CA – CRE-AC

ISBN : 978-2-343-08858-7

326 p. 

Disponible en français

Prix de vente: 35,00 €


2015 : année des espoirs déçus. Année électorale, mais aucune élection n’eut lieu. Année du dialogue politique national et inclusif, mais qui n’était toujours pas acquis au 31 décembre. Année de la décentralisation, alors que l’autonomie provinciale fut rapidement confisquée par le pouvoir central. Année du renforcement de l’opposition rejointe par d’importantes personnalités politiques, mais cependant déforcée par la politique répressive du gouvernement. Année marquée par la revendication du respect de la Constitution, mais qui fut contrée par la tentative de la modifier ou par les efforts de « glissement ». Année de pacification de l’Est du pays grâce, entre autres, aux opérations Sokola I et Sokola II, bien que les violences n’aient pas cessé, voire se soient intensifiées en certains endroits.
L’année donc du questionnement et de la confusion, mais tel n’est pas le cas de la transformation en matière économique et partiellement sociale. En comparaison avec les années 1990 du siècle passé, le pays connait un changement remarquable. Un taux de croissance soutenu depuis une décennie, reflété par l’augmentation de la production dans les secteurs miniers, la construction et les communications, qui a fait diminuer quelque peu la pauvreté des ménages. En outre, la bancarisation (paiement électronique des agents de l’État) et la régularité des paiements des salaires a sans doute amélioré passablement les conditions de vie des fonctionnaires. Les réformes tangibles mises en œuvre sont, comme tout changement, l’effet de différents facteurs : par exemple, l’appui de la communauté internationale et la rentrée de nouveaux investissements étrangers ainsi que nationaux. Dans ce cadre, il y a le choix par le gouvernement de s’insérer dans cette globalisation, profitant des atouts en ressources naturelles qu’offre la République démocratique du Congo aux nouveaux venus. Toutefois, cette évolution présente le danger d’une nouvelle forme d’extraversion de cette même croissance. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a aussi opté, ces dernières années, pour un développement accéléré de l’agriculture, secteur délaissé depuis bientôt trois décennies entraînant une dépendance accrue aux importations de nourriture de l’étranger. C’est, entre autres, ce pari de « modernisation » qui est analysé dans cette édition 2015 des Conjonctures congolaises.
Le problème de fond qui se dessine donc est cette évolution contradictoire entre un développement économique prometteur et un piétinement, ou détérioration, du paysage politique. Cette transformation paradoxale peut fragiliser les acquis timides, mais réels, de la reconstruction du pays.     
 


cover Philatelie FR


Complètement timbré. Histoire et philatélie en Belgique
Par Mathilde LEDUC-GRIMALDI (ed.)

Série "Collections du MRAC" (special issue)

Catalogue de l’exposition Complètement timbré. Histoire et philatélie en Belgique , BELvue, 6/02/2016-9/04/2016

ISBN FR:  978-9-4922-4420-8

96 p. 

Prix de vente: 16,50 €


Complètement timbré permet de vagabonder, le temps d’une lecture, à travers l’histoire postale et des histoires de timbres, comme nous y invitent la collection conservée au Musée royal de l’Afrique centrale et les pièces issues de collections privées. Le lecteur touche du regard le processus de fabrication du timbre-poste, de sa conception jusqu’à la planche distribuée dans les bureaux de poste, en passant par le travail des artistes, peintres, graphistes, graveurs et coloristes. Ce catalogue ouvre une réflexion sur les spécificités des collections de timbres et l’évolution de la philatélie jusqu’à nos jours.
Avec le timbre, ses essais et dessins préparatoires, et avec la lettre avant même le timbre, se profile une histoire qui met la Belgique au cœur du monde et le monde, au cœur de la Belgique. Ces deux centimètres carrés préfigurent ainsi la multiplicité des échanges par GSM ou sur les réseaux sociaux d’aujourd’hui et nous renvoient à travers des motifs d’art, à la propagande, l’urgence, l’émotion, la curiosité, la familiarité qui président aux relations humaines.

 


Cover La Révolte de la Force publique congolaise

La Révolte de la Force publique congolaise (1895)
Les papiers Albert Lapière au Musée de Tervuren

Par Rik Ceyssens & Bohdan Procyszyn

Academia (Louvain-la-Neuve) en partenariat avec le MRAC (Tervuren)

ISBN : 978-2-8061-0246-1

256 p. 

Disponible en français
Prix de vente: 27,00 €


Les « papiers » d’Albert Lapière, notes prises sur le vif et lettres familiales, sont ceux d’un témoin et d’un acteur des événements qui entourent la révolte militaire de 1895 à Luluabourg-Malandji. L’édition de ces écrits
permet de confronter l’ensemble des matériaux historiques disponibles. Au-delà des principales sources primaires, depuis longtemps accessibles (Verbeken 1958), les archives missionnaires se sont ouvertes et, grâce
à la progression croissante de leur numérisation, l’accès aux sources secondaires (presse nationale et locale abondante et diversifiée, notamment) devient commode. La présentation détaillée de tous ces documents est – évidemment – l’occasion d’examiner comment les professionnels de l’histoire les ont exploités : « the point of history is to study historians, not to study the past » (Evans 1997).

Les auteurs
Rik Ceyssens
, licencié Archéologie et Histoire de l’Art (Université libre de Bruxelles), docteur en Anthropologie culturelle (Université Radboud de Nimègue), auteur de plusieurs ouvrages publiés par le Musée de Tervuren et Bohdan Procyszyn, licencié Philologie romane (Université libre de Bruxelles) ont travaillé, dans le cadre de la Coopération technique belge, dans l’enseignement secondaire et supérieur à Kananga (R.D. Congo), l’un de 1965 à 1990, l’autre de 1972 à 1981.
   


Cover Katanga


KATANGA
Des animaux et des hommes
(hors Série)
Par Michel Hasson


Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren) & Biodiversité au Katanga, en partenariat avec l’IRSNB (Bruxelles)

ISBN : 978-9-4922-4417-8

Coffret contenant deux volumes cartonnés (non vendus séparément):
Volume 1 = 296 p./Volume 2 = 496 p. 

Disponible en français
Prix de vente: 95,00 €



Réunis dans un même coffret, ces deux volumes, différents dans leur présentation, traitent tous deux de la relation qui a toujours existé au Katanga entre la faune et la société des hommes.

Dans le premier volume, après avoir brossé un aperçu du contexte géographique et historique de la province, l’auteur explore les coutumes et croyances relatives à la faune. Il aborde ensuite les activités liées au monde animal que sont la chasse et la pêche pour terminer par celle, plus moderne, de la conservation de la nature.

Le second volume se présente comme un guide des vertébrés du Katanga. Pour chaque espèce étudiée, outre les caractéristiques biologiques, les aspects relatifs au folklore, aux croyances ou à la chasse sont abordés. Les invertébrés ne sont cependant pas oubliés et leur interaction avec le monde des hommes est évoquée dans des domaines aussi variés que la médecine, l’agriculture ou le folklore. En fin de volume, le lecteur trouvera des listes faunistiques établies par les spécialistes du Musée royal de l’Afrique centrale. Tous les vertébrés connus du Katanga y figurent. Cela fait de cet ouvrage le premier guide complet des vertébrés du Katanga.

L’auteur
Michel Hasson est né en 1955 à Kalemie sur les bords du lac Tanganyika. Sa famille est arrivée au Katanga en 1932. Passionné de nature, il est actif dans plusieurs associations dont l’objet est la préservation de la biodiversité de l’Afrique centrale.

 


Cover Mongala

 
Mongala.
Jonction des territoires et bastion d’une identité supra-ethnique
sous la direction de Jean Omasombo

Volume n° 8 de la collection « Monographies des provinces de la République démocratique du Congo »

Musée royal de l'Afrique centrale (Tervuren)
avec le soutien de la Coopération belge au Développement (DGD)

ISBN : 978-9-4922-4416-1
372 p. 

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Malgré ses 58 141 km2, la Mongala, avec seulement trois territoires, est le plus petit ensemble administratif des 26 provinces de la RDC prévues dans la Constitution du 18 février 2006.
Son agencement renvoie avant tout à des considérations politico-administratives. La Mongala en a hérité son étirement d’ouest en est, qui traduit l’ambition de regrouper un noyau de peuplement ngombe autour de Lisala et de rattacher les Budja installés en territoire de Bumba, traditionnellement apparentés aux populations de la Province-Orientale (Mbole/Mobango, etc.). C’est en 1955, lors de la dernière grande réforme administrative du Congo belge, que Bongandanga fut ajouté comme appendice. Cette évolution tourmentée est l’expression même d’un ensemble disparate, qui paraît être l’effet d’une position géographique de transition dans la confluence entre les espaces des peuplements mongo, « Gens d’eau », ngbaka, ngbandi, etc. et qui passe pour être un assemblage à la fois des peuples et des territoires marqués par leur éparpillement.

L’édification de la Mongala pose, en creux, le problème de l’identité, car la singularité régionale du district s’est forgée dans un double rapport concurrentiel : celui, extérieur, opposant les « autochtones » aux ethnies voisines, en particulier les Ngombe aux Mongo ; et celui, intérieur, mettant en présence deux populations dominantes, les Ngombe et les Budja. Si les tensions entre Ngombe et Mongo émergèrent à l’indépendance autour du leadership politique dans la province de l’Équateur, elles trouvent leur origine dans les rivalités entre les pères scheutistes et les missionnaires du Sacré-Cœur. Les divers peuples de la Mongala font partie, au sens large, du groupe des Bangala, une identité supra-ethnique fondée sur la langue commerciale des populations riveraines du fleuve Congo. Codifiée et diffusée à travers l’enseignement, cette langue se répandit aussi via la Force publique.
Vu de l’extérieur, elle modela l’identité de la Mongala, une identité qui s’imposa, en retour, dans l’ensemble de la province de l’Équateur. L’identité mongo s’inscrit en contrepoids de ce succès, en s’appuyant sur la promotion de la langue lomongo, qui devait prendre le contrepied du lingala.

En interne, les particularismes s’affirment et s’ancrent jusque dans l’organisation de l’espace. Ngombe et Budja passent pour être des rivaux et leur antagonisme s’exprime symboliquement dans l’opposition entre leurs chefs-lieux administratifs respectifs. Lisala-la-bureaucratique, siège et foyer d’instruction au rayonnement culturel, tutoie Bumba-la-marchande et ses plantations environnantes, point focal du peuplement et des activités économiques dans le Nord du pays.

Espace dominé par la forêt et ponctuellement consacré aux cultures agricoles, ses richesses naturelles ont attiré de tout temps les convoitises : elles valent à la région d’être le lieu de méthodes d’exploitation qui ont nourri, et nourrissent encore, la controverse. Les activités humaines y réunissent les caractères d’une économie extravertie dont la Mongala fit d’ailleurs les frais (humains et environnementaux) dès la fin du XIXe siècle. Les stigmates du « caoutchouc rouge » y sont longtemps restés vivaces et les campagnes récentes contre les spoliations forestières semblent leur faire écho, charriant, en outre, la délicate thématique de la protection de l’environnement (forestier). Du passé au présent encore, le fleuve et ses ramifications constituent l’un des éléments majeurs de continuité, sinon le principal, dans les évolutions économiques locales.
Assurant la jonction de plusieurs territoires, le réseau hydrographique de la Mongala relie celle-ci au district de l’Équateur et à Kinshasa, au Sud- et au Nord-Ubangi, à l’Ituri et aux deux Uele, à partir d’Aketi et, enfin, à Kisangani. Bumba et Lisala drainent les surplus agricoles et les produits forestiers de leur arrière-pays pour les réexpédier par le fleuve vers les régions voisines, ou par la route vers la République centrafricaine (via Akula-Zongo). Portée avant tout par ces voies naturelles, la Mongala représente un bassin de production important, à la santé en phase de rémission. Ce qui, combiné à une situation géostratégique privilégiée, lui vaut d’être la cible de plusieurs programmes de développement gouvernementaux et privés. 

 


Cover Limbum-English


Limbum-English Dictionary
& English-Limbum Index

Par Francis Wepngong NDI

Série "Tervuren Series for African Language Documentation and Description"

ISBN : 978-9-4916-1527-6
420 p. 


Prix de vente: 27,00 €

Le limbum (langue des Mbum) est une langue bantu des Grassfields de l’Est qui compte trois dialectes. Selon les résultats du recensement des populations effectué au Cameroun en 2010, quelque 1 300 000 personnes parlent cette langue, dont la plupart sont natifs du Nkambe Central et de la subdivision Ndu de la Région du Nord-Ouest de la république du Cameroun.

Ce dictionnaire est un guide pratique du limbum standard et comporte 8343 références. Il est la première banque de données linguistiques de la langue des mbum qui soit accompagnée d’un longue série de conclusions grammaticales.

Né à Mbot le 15 janvier 1968, Francis Ndi Wepngong a obtenu un research masters (MPil) en linguistique à l’université de Leiden (Pays-Bas). Il a commencé son travail lexicographique sur le limbum en 2002 alors qu’il travaillait en bénévole au Summer Institute of Linguistics (SIL), à Yaounde (Cameroun). Depuis 2010, il œuvre en tant que consultant linguistique indépendant à Leiden. Ses recherches se tournent vers la sémantique, la pragmatique, l’analyse du discours et la sociolinguistique.
 

 


Cover CA86


CONJONCTURES CONGOLAISES 2014
Politiques, territoires et ressources naturelles : changements et continuités
Stefaan Marysse & Jean Omasombo Tshonda (eds)

Série  « Cahiers africains », n° 86 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan/MRAC/E-CA – CRE-AC

ISBN : 978-2-343-05981-5
300 p. 

Disponible en français

Prix de vente: 32,50 €

La toile de fond de ce volume est la question de la profondeur ou de la superficialité du changement qui se manifeste en République démocratique du Congo depuis plus d’une décennie. Certaines ruptures avec le passé sont manifestes, mais l’enracinement profond des comportements clientélistes dans le domaine politique est de nature à fragiliser les avancées.
 

C’est surtout dans le champ économique, mais aussi dans ceux de la gouvernance qui sous-tendent ces transformations économiques, que les changements sont réels. Le pays a renoué, après trois décennies d’implosion du secteur formel, avec une croissance économique avérée et soutenue. Une autre première depuis l’indépendance est la stabilité du taux de change depuis plus de sept ans sur un marché des changes libre. En effet, si elle constitue un indicateur que le pays ne s’appauvrit plus par rapport à l’étranger, cela signifie aussi que l’entrée de devises est en équilibre avec les sorties. Et c’est en cela qu’on touche aux caractéristiques du modèle de croissance. Le moteur de cette croissance retrouvée est le secteur minier en pleine effervescence ayant attiré des entreprises internationales de tous bords et origines.
 

Cette nouvelle convoitise internationale a été le résultat de la libéralisation de l’économie sous l’égide des institutions
financières internationales. Ce modèle a été repris par les instances politiques nationales en élaborant un nouveau code minier et en souscrivant, non sans résistances diverses, à de nouveaux instruments accompagnant cette transformation comme, par exemple, l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
De plus, des progrès ont été accomplis ailleurs. Les réformes dans la paie des salariés de l’État, appuyées par l’UE, via l’introduction du paiement électronique, ont fait grincer des dents maints bénéficiaires dans les filières de paiements manuels des salaires.
D’autres secteurs économiques, dans la communication et la construction, entre autres, ont pris de l’ampleur. Tout cela a fait rebondir le secteur formel dans et autour des grands centres urbains et industriels. Cependant, ces progrès atteignent fort peu le reste de la société, qui demeure encore souvent enclavée et dépourvue de bonnes communications, d’approvisionnement en énergie et d’autres infrastructures publiques. C’est en cela que réside la fragilité du nouveau modèle de croissance. Elle est restée tributaire de la demande étrangère en ressources naturelles avec trop peu de retombées sociales à l’intérieur du pays. Une donnée centrale qui montre à la fois le succès et les limites du renouveau économique est celle de l’emploi. Si, au début du millénaire, à peine 10 % de la population active avait accès au travail salarié (irrégulièrement et mal payé), l’essor économique a eu pour conséquence d’augmenter le nombre de salariés (plus régulièrement et mieux payés) à 30 % de la population active.
Cet essor économique est-il durable et signifie-t-il une rupture permanente avec le passé ? La condition nécessaire pour pouvoir l’affirmer dépendra, comme cela a été amplement documenté et analysé pour maints pays d’Afrique et en RDC en particulier, de son évolution politique. Or celle-ci est justement ce qui pose problème. En effet, en 2014, les perspectives électorales et la fin de mandat de Joseph Kabila en 2016 ont fait la une de l’actualité. Cependant, aucune question essentielle n’a trouvé de réponse. La formation du gouvernement de large cohésion nationale annoncée en octobre 2013 n’est intervenue qu’en décembre 2014, mais l’événement avait déjà perdu sa signification réelle. Dès lors, les tensions, l’instabilité ont envahi la scène politique, créant à terme le risque de chaos.

 

Cover Masques geants FR


Masques Géants du Congo.
Patrimoine ethnographique des jésuites de Belgique
par Julien Volper et al.

Série « Collections du MRAC »

Catalogue de l’exposition Masques géants du Congo, BELvue 13/05-08/11/2015

ISBN : 978-9-4922-4413-0
152 p.

Prix de vente: 19,50 €


Les impressionnantes collections du Musée royal de l’Afrique centrale se sont constituées sur plus de cent années par le biais de nombreux achats, récoltes et donations. Au fil du temps, le profil professionnel des collecteurs fut extrêmement varié : agents territoriaux, ingénieurs agronomes, ethnologues, militaires, médecins… ou bien encore missionnaires.
Le présent ouvrage aborde la question des collectes effectuées par les jésuites dans le sud-ouest de l’actuelle République démocratique du Congo et des liens scientifiques que ces missionnaires tissèrent avec le MRAC.
Hommes d’Église et chercheurs, les jésuites contribuèrent à une meilleure connaissance de diverses cultures de la RDC.
Leurs collectes furent importantes (plusieurs milliers de pièces) et furent initialement réparties entre le musée de Tervuren et le musée de missiologie de Louvain-Heverlee. Ce dernier est aujourd’hui fermé, mais ses collections, qui constituent un patrimoine culturel méconnu, furent placées en dépôt au MRAC en 1998.

Une partie de ces « objets jésuites » contextualisés sont à découvrir dans ce livre (également catalogue de l'exposition Masques géants du Congo, BELvue 13/05-08/11/2015) qui met également en avant la philosophie et les méthodes de collecte de ces pièces destinées à rentrer dans le domaine muséal.

Les auteurs
Wauthier de Mahieu
: jésuite et docteur en anthropologie culturelle (KUL), il a étudié principalement la culture des Komo, qui habitent la forêt équatoriale au sud-est de Kisangani dans la République démocratique du Congo. L’auteur a publié plusieurs articles et ouvrages dont : Qui a obstrué la cascade ? Analyse sémantique du rituel de la circoncision chez les Komo du Zaïre (1986).

Viviane Baeke : docteur en anthropologie sociale (ULB) et conservatrice au service Patrimoines du MRAC, elle s’attache à l’étude comparative des systèmes de pensées en Afrique centrale, en particulier au Cameroun et en RD Congo. L’auteur a publié plusieurs articles et ouvrages dont : Le temps des rites. Ordre du monde et destin individuel en pays Wuli (2004).

Julien Volper : docteur en histoire de l’art (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et conservateur au service Patrimoines du MRAC, il est spécialisé dans l’étude des arts et des cultures anciennes de l’Afrique centrale et, plus particulièrement, de la RD Congo. L’auteur a publié plusieurs articles et ouvrages dont : Ora Pro Nobis : étude sur les crucifix bakongo (2011).
 

 


 

cover-tanganyika

Tanganyika. Espace fécondé par le lac et le rail
sous la direction de Jean Omasombo

Volume n° 7 de la collection
« Monographies des provinces de la République démocratique du Congo »

Musée royal de l'Afrique centrale (Tervuren)
avec le soutien de la Coopération belge au Développement (DGD)

ISBN : 978-9-4916-1587-0
440 p 

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Si vous souhaitez une version imprimée de cet ouvrage, merci de contacter Dirk De Croes pour devis et commande.

La région du Tanganyika a suscité très tôt la curiosité des savants occidentaux et arabes, désireux d’identifier les sources du Nil. Elle s’étend sur près de 135 000 km2, soit un peu moins de 6 % du territoire national, dans un espace grossièrement encastré entre la ligne de crête Lomami-Lualaba à l’ouest, un bourrelet rocheux à l’est, et, au sud, la dépression de Kamalondo et la barrière des lacs Moëro (pointe nord), Mweru Wantipa (République de Zambie) et Tanganyika (talon) ; seule la démarcation septentrionale qui court le long du 5e parallèle sud, de l’intersection de la rivière Kiangwe jusqu’à la frontière orientale de la RD Congo semble faire totalement abstraction de contingences naturelles.
Son économie fut fécondée au cours du siècle dernier par l’union de l’eau et du fer. À partir du littoral qui borde tout le flanc oriental, les rails traversent l’intérieur du pays à la recherche du Lualaba qu’ils accrochent à hauteur de Kabalo, noeud ferroviaire qui assure la jonction avec le nord (Kindu, Maniema) et le sud (Kamina, Haut-Lomami). Le fleuve, justement, suppléé par le chemin de fer entre Kabalo et Kongolo, offre un bief navigable d’un seul tenant de plusieurs centaines de kilomètres à partir de Malemba-Nkulu (Haut-Lomami) jusqu’aux portes d’Enfer en aval de Kongolo. C’est autour de cette ossature progressivement aménagée jusqu’à la veille de l’indépendance, et à laquelle viendra se greffer un vaste réseau routier (environ 5 000 km), que se développèrent plusieurs secteurs d’activités économiques. Quelques fleurons industriels coloniaux s’implantèrent localement : le CFL ainsi que la Filtisaf à Albertville/Kalemie ; la Géomines à Manono ; la Cotanga à Kongolo ; etc. Par son port ouvert au centre et à l’est africain, un important commerce se développa également, en particulier le long du corridor Kigoma – Dar es Salaam. Région aux débouchés agropastoraux reconnus, c’est toutefois dans ce dernier domaine que fut davantage réputé le Tanganyika, par opposition au Sud minier.
Ainsi instruit rapidement de quelques-uns des caractères économiques spécifiques de la région, il serait tentant de glisser vers le politique et de voir a posteriori dans la courte expérience de la première décentralisation (1962-1967) le prolongement d’un particularisme régional. La carte des 22 provinces intégrée dans la Constitution du 1er août 1964 (dite de Luluabourg) reconnaît en effet l’existence d’une province du Nord-Katanga qui s’étend au Tanganyika et au Haut-Lomami pour regrouper les populations dites « lubaïsées », tandis que la scène politique est un temps dominée par l’action et l’image de la Balubakat, principal parti au nord de la province du Katanga. Mais loin de traduire une quelconque identité régionale, cet état est avant tout le fruit d’évolutions conjoncturelles : l’étude détaillée de cette période importante de l’histoire du district révèle, en fait, un terrain complexe, où s’entremêlent tensions entre unitaristes et fédéralistes, réflexes ethniques, calculs stratégiques, ambitions personnelles et luttes de pouvoir. La perspective d’un Katanga unifié dans un Congo centralisé restait globalement le but à atteindre, et l’on ne se résignait à l’idée de cette province construite de toute pièce qu’à titre temporaire, faute d’alternative pour neutraliser la sécession tshombiste ; c’est dire que l’entérinement ultérieur de la fragmentation de la province fut diversement apprécié par les responsables du Nord-Katanga. Depuis lors, l’expérience du pouvoir au plus haut niveau de plusieurs de ses ressortissants, à commencer par Laurent-Désiré Kabila, et les désillusions par rapport aux retombées attendues, ont engendré auprès de la population une nouvelle vision de la décentralisation : celle-ci pourrait être le chemin nécessaire vers la prise en main, par la base, de ses propres outils de développement.
À l’instar des parutions précédentes, cette monographie du projet « Provinces-Décentralisation » accorde une large place aux développements historiques, socio-administratifs, politiques et socio-économiques. Elle entend toutefois offrir une analyse et un état des lieux des connaissances qui ne se limitent pas à ces seuls aspects : tant les sciences naturelles (faune, végétation, hydrologie, géologie, géographie) que d’autres secteurs des sciences humaines (anthropologie, musicologie) participent, ici, à une meilleure connaissance du Tanganyika, dans la richesse et la complexité de ces multiples dimensions.
 


 

Dragonflies2

The Dragonflies and Damselflies of Eastern Africa
Handbook for all Odonata from Sudan to Zimbabwe 
par Klaas-Douwe B. Dijkstra & Viola Clausnitzer

Collection Studies in Afrotropical Zoology  n° 298

Édité par le Musée royal de l’Afrique centrale, en partenariat avec Naturalis (Leyden) et grâce au soutien de la JRS Biodiversity Foundation et du ministère fédéral allemand de l’Éducation et de la Recherche

ISBN: 978-9-4916-1506-1

264 p.
Prix de vente: 30,00 €

 

Peu de groupes zoologiques peuvent aussi bien représenter à la fois la plus grande biodiversité (insectes) et la biodiversité la plus menacée (animaux dulçaquicoles) de la Terre que les libellules, qui sont sans doute aussi les mieux connus et les plus colorés de tous les insectes aquatiques. Fruit de quinze années de préparation, The Dragonflies and Damselflies of Eastern Africa (Libellules et demoiselles de l’Afrique de l’Est. Guide de tous les odonates présents sur un territoire allant du Soudan au Zimbabwe) est le premier guide d’une telle étendue et aussi détaillé jamais consacré aux odonates tropicaux. L’ouvrage couvre un territoire s’étirant depuis le Soudan et la Somalie jusqu’en Zambie et au Mozambique et englobant la moitié orientale du bassin du Congo, en tout un tiers de l’Afrique – dix millions de kilomètres carrés à peu près, une superficie comparable à la Chine ou aux États-Unis –, et traite de près des deux-tiers des espèces du continent. 1120 dessins originaux illustrent plus de 500 espèces  et quelque 360 photographies couleur en décrivent 320. Des clés de détermination des mâles adultes de toutes les espèces établissent de nouvelles références pour l’identification de ces « birdwatcher’s insects » africains ; des descriptions détaillées des genres livrent l’inventaire le plus complet de leur écologie et de leur taxonomie en l’état actuel des connaissances, et  pour la première fois, chaque espèce est assortie d’un nom vernaculaire anglais. Des tableaux vérifient la présence de chacune d’elles selon les pays étudiés : la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Kenya, le Malawi, le Mozambique, le Rwanda, la Somalie, le Sud-Soudan, la Tanzanie, l’Uganda, la Zambie et le Zimbabwe.

Les auteurs
KD Dijkstra
est également l’auteur du très apprécié Field Guide to the Dragonflies of Britain and Europe.
Viola Clausnitzer préside le groupe de spécialistes des libellules de l’UICN depuis plus de dix ans.
 

   


 

Cover CA85


La gestion macroéconomique de la République démocratique du Congo durant et après la Transition démocratique
par Claude Sumata

Collection " Cahiers africains" n° 85
(issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan/MRAC

Disponible en français

ISBN: 978-2-343-04106-3

256 p.
Prix de vente: 27,00 €

 

Ce livre constitue une tentative d’appréhender la situation macro-économique de la République démocratique du Congo au cours de ces dernières décennies. Le marasme économique y sévissant après 50 ans d’indépendance mérite que l’on s’arrête sur les causes structurelles de sa pérennisation afin de dégager les pistes adéquates d’une politique visant à assurer un réel renversement.
L’effondrement de l’économie congolaise et ses mutations depuis les années 1960 ont entraîné une régression majeure des conditions sociales de la population compte tenu de la concomitance de deux facteurs primordiaux : la faiblesse de la croissance et le manque d’une politique de répartition équitable du revenu national. La paupérisation croissante a généré un processus d’immigration continue. La guerre civile et les conflits armés ont favorisé la partition du pays et l’enclavement de certaines régions. La prolifération des échanges parallèles notamment par l’entremise des pays limitrophes, complique encore la situation.
La mise en œuvre de réformes structurelles s’impose pour permettre la réorganisation du système financier en période post-conflit afin qu’il puisse jouer pleinement son rôle dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté. Une politique proactive et volontariste est nécessaire pour assurer la promotion de l’entrepreneuriat en procédant à l’amélioration du climat des affaires. Cette dynamique vertueuse suppose le maintien du leadership et de la bonne gouvernance afin d’assurer le fonctionnement adéquat des institutions à l’échelle nationale.
La mobilisation accrue des ressources financières et leur canalisation vers les secteurs prioritaires de l’économie nationale constituent des priorités absolues. Par conséquent, les transferts de fonds issus de la diaspora peuvent jouer un rôle primordial si des mesures adéquates sont adoptées pour les orienter vers les investissements productifs. Il convient de mettre en place des mesures incitatives pour favoriser la création et la promotion des PME/PMI par les Congolais de l’étranger.


L’auteur
Claude Sumata a enseigné dans de nombreuses universités et hautes écoles en RD Congo, en France et en Angleterre. Il est actuellement professeur d’Économie à l’Université catholique du Congo (UCC) et à l’Université pédagogique nationale (UPN) à Kinshasa. Il exerce également les fonctions de consultant international pour les organismes des Nations unies et d’expert macro-économiste pour Bricks International. Ses récents travaux sur la politique macro-économique de la RDC concernent la dynamique de la croissance et la réduction de la pauvreté. Ses recherches portent également sur les systèmes bancaires et financiers, les transferts de fonds des migrants, et l’entrepreneuriat.
  


 

 

Cover nom et usages

Noms et usages de plantes, animaux et champignons chez les Mbuun, Mpiin, Ngong, Nsong et Hungan en RD Congo
Par Joseph Koni Muluwa
Ed.: M. Devos

Collection '"Tervuren Series for African Language Documentation and Description"

Disponible en français

ISBN: 978- 9- 4916-1528-3
168 p.

Prix de vente: 18,00 €

 

Le nsong, ngong, mpiin, mbuun et hungan sont des langues bantu parlées aux environs de la ville de Kikwit dans la province du Bandundu en RD Congo. Minoritaires, elles sont progressivement abandonnées par les locuteurs au profit des langues nationales et officielles.

Cet ouvrage est un recueil de savoirs traditionnels concernant les plantes, animaux et champignons de ces régions. On y découvre divers usages (alimentaire, médicinal, artisanal, météorologique, rituel) de ces organismes, usages ayant fait leurs preuves dans ces sociétés et pouvant également servir à d’autres si les scientifiques les exploitent. Ces connaissances sont malheureusement en voie de disparition, d’où l’importance d’un tel lexique.

Joseph Koni Muluwa, né à Kikwit en RD Congo en 1964, est docteur en langues et lettres de l’Université libre de Bruxelles (2010). Il s’est spécialisé sur les relations entre la linguistique et la biodiversité dès 2005 et y a consacré plusieurs années d’étude. Il a également travaillé comme chercheur postdoctoral au Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren jusqu'en 2012, et est actuellement en poste à l’Université de Gand où il se consacre aux langues bantu en danger. Ses domaines privilégiés sont la linguistique comparative et historique et la documentation du savoir traditionnel culturel africain en voie de disparition.


Plus d’informations sur le contenu de la série :  'Tervuren Series for African Language Documentation and Description'  ou par courriel  lingui@africamuseum.be
                                                                      


 

Cover Conjoncture congolaises

Conjonctures congolaises 2013
Percée sécuritaire, flottements politiques et essor économique

par Stefaan Marysse & Jean Omasombo Tshonda (eds)

Série" Cahiers africains" n° 84 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan/MRAC/E-CA – CRE-AC

ISBN: 978-2-343-03304-4
272 p.

Prix de vente: 28,00 €


L’année 2013 aurait dû constituer un tournant. La pacification du Congo, l’ouverture des concertations nationales, l’adoption de réformes structurelles sur le plan politique et administratif ainsi que les problèmes de sécurité figuraient à l’ordre du jour. À l’arrivée, le bilan semble en demi-teinte : la victoire sur le M23, l’amélioration de certains indicateurs macroéconomiques, le renouvellement de la CENI… sont contrebalancés par d’autres événements qui témoignent de ce que la situation sécuritaire de la RDC reste caractérisée par l’instabilité, la volatilité et l’imprévisibilité des menaces.

À l’Est, la combinaison de certains préalables au changement (modification du commandement militaire, brigade d’intervention internationale, pressions américaines, etc.), réunis pour la première fois, a permis de débloquer une situation, certes multiforme (RCD, CNDP, M23), mais cachant une même réalité.
Ces embellies furent ternies pour le pouvoir congolais par une série d’événements médiatisés contre le président de la République qui, en marge des multiples questions qu’ils soulèvent, rendent compte d’un malaise politique et d’un mécontentement profond. Les attaques du 30 décembre menées simultanément à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu trahissent, en tout cas, la fragilité du pouvoir, toujours affaibli par le scrutin de 2011.
Jusqu’à la fin 2013, le gouvernement d’union nationale annoncé depuis octobre s’est fait attendre.

Les blocages au niveau politique contrastent avec une amélioration timide, mais réelle, de la gouvernance économique. Des succès sont rencontrés sur le plan économique et social. Cette gouvernance a, en effet, réussi à stabiliser le taux de change, à dompter l’inflation et à renouer avec une croissance soutenue. Cette dernière, surtout, a entraîné, par l’essor du secteur minier, l’augmentation des recettes budgétaires qui, combinée à une meilleure gestion (bancarisation des paiements des salaires), a eu, depuis deux ans, des retombées sociales appréciées par les salariés. Bien sûr, pour la majorité de la population, qui doit survivre dans le secteur informel, l’amélioration est beaucoup moins sensible. Les progrès économiques et sociaux relatifs suscitent l’espérance, mais les blocages politiques provoquent l’inaction et la rancœur. La conception de l’autorité et la pratique gestionnaire de l’État n’ont, en fait, pas encore assez changé.

 


 

Cover Décentralisation et espaces de pouvoir


Décentralisation et espaces de pouvoir
sous la direction de Paule Bouvier & Jean Omasombo Tshonda (MRAC)

Publié par le Musée royal de l'Afrique centrale (Tervuren) avec le soutien de la Coopération belge au développement (DGD)

Série: «  Monographies des provinces de la République démocratique du Congo »

Uniquement disponible en français

432 p.
Prix de vente: 29,00 €
ISBN : 978-9-4946-1525-2

 

Quel État pour une décentralisation aboutie en République démocratique du Congo (RDC) ? Comment la géopolitique peut-elle secourir la décentralisation ? Quelles seraient les déviances et les entraves à la décentralisation ? Autant de questions parmi d’autres que cet ouvrage aborde.

Décentralisation et espaces de pouvoir fait suite au précédent volume paru en 2012 (La Décentralisation de la Première à la Troisième République), portant sur l’analyse du processus de décentralisation dans ses multiples tentatives d’implémentation depuis 1960. Complémentaire de celui-ci, la présente publication élargit le débat en questionnant cette problématique sous l’angle de disciplines multiples (géographie et aménagement du territoire, gouvernance, économie, histoire…) et en suivant les ambitions/occupations du champ du pouvoir politique par divers acteurs.
 

  • La première partie rassemble une dizaine de contributions portées sur quelques-unes des interrogations soulevées. La notion d’espace reste au pluriel, elle évoque ici plusieurs aspects. Il s’agit du politique lié à la gestion du territoire d’abord, de cet espace qui confère l’identité citoyenne aux habitants s’y trouvant, par le fait de leur localisation. Mais il est aussi d’autres lieux et d’autres pouvoirs auxquels renvoie le développement du pays et de ses habitants : l’appropriation des ressources, du culturel et du social, la recherche d’un équilibre entre déconcentration et programmation d’une « nouvelle » décentralisation, les relations de partenariat entre l’État, les provinces et les entités territoriales décentralisées (ETD). C’est à la fois de la RDC comme État dans son espace territorial global, de la cohérence interne des entités décentralisées et du rapport de ces dernières avec l’État central, dont il est question.
    La notion d’espaces de pouvoir renvoie également à celle de frontières. En RDC, l’image de la décentralisation va d’abord avec celle du découpage de l’espace. La frontière traduit la délimitation, comme séparation ou rassemblement des habitants et des ressources en rapport avec le foncier. Elle naît de processus historiques aux racines complexes. Dans le cas de l’Afrique, de façon générale, l’établissement des frontières étatiques est lié à la domination coloniale. Pour consolider les nouveaux États et assurer le maintien de leur intégrité physique, les chefs d’États africains réunis à Addis-Abeba en Éthiopie en 1963 se sont référés à l’« uti possidetis juris », une doctrine déjà appliquée en Amérique du Sud. Ces nouveaux pouvoirs étatiques auraient obtenu de la colonisation pour principal héritage, l’investiture des droits souverains sur leur territoire. En ce sens, retracer l’histoire de la constitution des frontières externes de la RDC, c’est contribuer à la gestion d’une décentralisation qui doit éviter les écueils de l’émiettement territorial.
  • La seconde partie de cet ouvrage s’y attache en présentant une chronique politico-diplomatique profondément étayée qui reconstitue toute l’histoire de la formation des frontières de l’État du Congo de 1876 à son indépendance en 1960.
     
    Dans la foulée de ces contributions, il eût été justifié de procéder également à l’étude des frontières internes des entités provinciales, territoriales ou des secteurs/chefferies globalement légués par la colonisation et sujets à nourrir la conflictualité. Une fois que le projet « Provinces-Décentralisation » du MRAC aura couvert les 26 provinces, le moment sera bien opportun pour s’engager alors dans une analyse maîtrisée de ces frontières internes, dépassant ainsi les considérations souvent générales et uniquement formatives de leur constitution.
     

 

Cover Sudubangi


Sud-Ubangi. Bassins d’eau et espace agricole

sous la direction de Jean Omasombo

Co-édition: Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren), Samsa Editions (Bruxelles)

Collection: «  Monographies des provinces de la République démocratique du Congo »


Uniquement disponible en français

464 p.
Prix de vente: 29,00 €
ISBN : 978-2-87593-014-9

La dénomination « Ubangi » est partagée, depuis 1977, par deux districts de la République démocratique du Congo, le Nord-Ubangi et le Sud-Ubangi, désignés ainsi en raison de leur position géographique par rapport à la rivière homonyme. Cette recomposition administrative trouve son explication dans l’expérience de décentralisation initiée au cours de la Première République (1960-1965), lors de laquelle de nombreux conflits frontaliers avaient éclaté dans la province de l’Équateur. Les territoires ngbandi ont ainsi fait l’objet d’un déchirement entre les « nouvelles » provinces ou ont même été disputés par certains peuples s’attribuant le rôle de leadership local.

Lové aux confins du Congo dans le coude de la rivière Ubangi, le district du Sud-Ubangi détonne par la vitalité de sa population dans un espace nord-ouest caractérisé ailleurs par de faibles scores démographiques. L’occupation du territoire est toutefois inégale : aux espaces à domination ngbaka correspondent des auréoles à forte concentration de population, qui forment un dégradé de densités au départ de Gemena vers l’ouest et le nord ; à l’opposé, la région savanicole du nord du territoire de Libenge
et les zones marécageuses de la Ngiri dans la partie sud du territoire de Kungu, sont autant d’espaces de vastes solitudes.

Le Sud-Ubangi ne se réduit pas aux seuls Ngbaka. Dans sa partie méridionale en particulier, se côtoient diverses communautés : Ngbandi, Ngombe, Mbandja (ou Banza), Bambenga (Pygmées) ou encore tous ceux appelés indistinctement « Gens d’eau », « Gens des marais » ou « Habitants de la Ngiri », pour désigner les populations occupant principalement la région marécageuse entre l’Ubangi et le fleuve Congo. Parmi celles-ci, se trouvent notamment les Libinza, les Bamwe, les Bomboma et les Lobala, ces deux derniers groupes étant directement impliqués dans le conflit dit « des Enyele ».

Aux populations résidentes s’ajoutent les commerçants voisins et étrangers que la situation particulière du district ne manque pas d’attirer : sa proximité avec Bangui positionne en effet le Sud-Ubangi dans un couloir d’échanges septentrional est-ouest s’étirant de l’Ituri à l’Ubangi (Butembo, Beni, Lisala, etc.) et qui brasse autour du centre névralgique de Gemena et de la ville-frontière de Zongo, des commerçants nande, soudanais, centrafricains, tchadiens, etc. Ceux-ci organisent l’exportation des productions agricoles de la région en contrepartie de produits manufacturés en provenance de la RCA (détergents, produits de beauté, etc.) ou de l’Est africain (motos, camions, etc.).
 


 

Cover La dynamique des masques

La dynamique des masques en Afrique occidentale Dynamics of masks in West Africa

 par Anne-Marie Bouttiaux (ed.)
 

Collection: “Studies in Social Sciences and Humanities”, n° 176

Disponible en anglais et en français

216 p.
Prix de vente: 45,00 €

ISBN : 978-9-4916-1509-2


La dynamique des masques est celle que l'on rencontre lorsqu'ils sont actifs et vivants dans leur milieu d’origine par opposition au statisme mortifère que leur impose le milieu muséal. Incarnés par un être humain qui leur infuse son énergie, les masques deviennent ces puissances performantes dont la communauté qui les " met en scène " attend beaucoup de bienfaits et craint le courroux.
En Afrique occidentale, leurs sorties font encore partie du quotidien de nombreuses populations ; quelques cas particuliers sont analysés dans cet ouvrage.

 


Adventures of an American Traveller in Turkey

Adventures of an American Traveller in Turkey by Henry Morton Stanley

par M. Leduc-Grimaldi (MRAC) & J.L. Newman (eds)

Collection: “Studies in Social Sciences and Humanities”, n° 177

Disponible en anglais
Préface: M. Wynants
144 p.
Prix de vente: 35,00 €

ISBN : 978-9-0747-5299-2


Il s’agit du premier volume d’une série basée sur les Archives Henry M. Stanley conservées au Musée royal de l’Afrique centrale. Il couvre un voyage en Turquie que Stanley effectua en 1866 avec deux compagnons, et qui se solda par leur poursuite, leur capture et leur emprisonnement. Le corps de l’ouvrage est la transcription d’un manuscrit qu’il rédigea un an plus tard, et qui a été maintenu à l’écart de l’usage du public en raison de son état fragile de conservation. Il est accompagné de notes détaillées et d’un index complet qui viendront en aide aux chercheurs intéressés par Stanley, et par la Turquie de cette époque. Le volume contient également les transcriptions d’autres documents des archives venant à propos, et diverses lettres se rapportant à ce qu’il advint aux trois jeunes gens.

Les auteurs
James L. Newman est professeur émérite de géographie à la Maxwell School de l’université de Syracuse (Syracuse,NY). Toute sa vie, Newman a étudié le continent africain. Il est l’auteur de Imperial Footprints: Henry Morton Stanley’s African Journeys (Brasseys/Potomac, 2004), traduit en français sous le titre de Stanley entre Couronne et Empire (Luc Pire, 2006) et en néerlandais sous celui de Stanley Ontdekkingsreiziger in Afrika (Lannoo, 2006), grâce au généreux soutien de la Fondation Roi Baudouin.

Mathilde Leduc-Grimaldi, PhD, FRGS (Fellow of the Royal Geographical Society), est depuis 2006 responsable des Archives Henry M. Stanley confiées au Musée royal de l’Afrique centrale par la Fondation Roi Baudouin. Elle a été commissaire des expositions Images from Africa: Mr Stanley, I presume (catalogue publié par la FRB, 2007) et Dr. Livingstone, I presume? (2013).

 


cover les chants du grelot

Les chants du grelot et de l'arc au pays des esprits chasseurs
Chants et poésie de chasse au Rwanda

par Jean-Baptiste NKULIKIYINKA (MRAC)

Collection: “Studies in Social Sciences and Humanities”, n° 175

Uniquement disponible en français
Préfaces : D. de Lame et Y. Bastin (MRAC)
778 p.
Prix de vente: 45,00 €

ISBN : 978-9-4916-1510-8

 


Ce vaste ouvrage présente tout d’abord une solide étude détaillée aux chants de la chasse telle qu’elle était pratiquée traditionnellement au Rwanda par les trois groupes de populations de ce pays : les Twa, les Hutu et les Tutsi.
La chasse à l’arc s’effectuait surtout dans les forêts et les savanes de l’est, alors que celle avec les chiens courants, « chasse au grelot », avait surtout lieu dans les marais, les rivières et les vallées dans le reste du pays.
L’auteur traite de leur contexte socio-culturel, leur histoire, leur contenu, les instruments de musique qui les accompagnent, etc.

La seconde partie de livre est un recueil des chants originaux, transcrits en rwandais, et de leur traduction en français. Véritable littérature cynégétique, ils évoquent le monde de la forêt, des animaux traqués, des exploits des chasseurs et de leurs chiens, des peines endurées par ces hommes au cours des expéditions.
Ce recueil est assorti d’un apparat critique détaillé permettant de comprendre le sens, les allusions et autres spécificités de ces textes dont la langue est souvent étrange, largement cryptée, par moments hermétique, jouant sur et avec les mots.

Un catalogue reprenant tous les enregistrements conservés au Musée de Tervuren suite à leur collecte sur le terrain apparaît à la fin de la publication. Il indique le numéro de classement du support sonore, la catégorie du chant et sa traduction, la région du Rwanda où le chant a été enregistré, le groupe de population auquel appartient le chasseur ou le groupe de chasseurs enregistrés, l’auteur de l’enregistrement ou la mission qui l’a permis.


Voir aussi: CD musical Les chants du grelot et de l'arc par Jean-Baptiste Nkulikiyinka
 


Cover algemeen Rijksarchief en Kmma

Actes du colloque international "Archives Afrique Europe. Besoins ? Collaborations ? Avenirs ? La RDC, le Rwanda, le Burundi et la Belgique" organisé par les Archives générales du Royaume et le Musée royal de l’Afrique centrale (15-17/12/2010)

par Pierre-Alain Tallier & Sabine Bompuku Eyenga-Cornelis (eds)

Co-édition: Les Archives générales du Royaume en partenariat avec le MRAC
Collection AGR: « Studia», n° 138

Multilingue: français, anglais et neérlandais
ISBN : 978-90-5746-593-2

338 p.
Prix de vente: 19,00 €


Le patrimoine archivistique est essentiel pour faciliter les réformes et les modernisations dans différents secteurs de l’État et de la société en RDC, au Burundi, au Rwanda et en Belgique. Par ailleurs, les archives des anciennes métropoles coloniales sont souvent capitales, notamment en matière de filiations, de preuves, de migrations, de frontières, de gestion des ressources ou de données pour la recherche internationale. Il est important de pouvoir répondre aux demandes sociétales en la matière, qu’il s’agisse du secteur académique, du tissu associatif, de la société civile ou des structures étatiques. Des modèles en termes de bonne gouvernance/gestion/facilitation de l’accès aux archives peuvent être proposés par quelques pays européens. Il serait aussi opportun de dresser un état des besoins en RDC, au Burundi et au Rwanda, d’écouter et de répondre aux attentes de ces pays en matière de recherche, d’accès et de gestion des archives, de renforcement mutuel des capacités.


cover La Saga d’Inga

La saga d’Inga.
L’histoire des barrages du fleuve Congo

par François MISSER 

Série " Cahiers africains" n° 83 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan/MRAC

ISBN : 978-2-343-00639-0

224 p.
Prix de vente: 24,00 €

 


 «   Le barrage hydro-éléctrique d’Inga (RD Congo) est la clé de voûte de cette étude intersectorielle, et François Misser en est logiquement l’auteur. Peu d’experts en effet possèdent sa capacité de saisir les relations complexes entre les secteurs géostratégiques du Congo. Sa connaissance en profondeur des ressources renouvelables et non-renouvelables du de ce pays accouche ici d’un ouvrage lisible qui sera apprécié par les experts du développement et les donateurs ainsi que par un public plus large, intéressé par les rebondissements et les tribulations de la saga du développement du Congo. Le style de ce livre, fruit d’une recherche méticuleuse provenant de la littérature sur le sujet ainsi que des entretiens menés par l’auteur, est celui d’un journaliste accompli qui a couvert ces dossiers durant plus d’une trentaine d’années.

Une gestion améliorée de l’énergie, des forêts, de l’agriculture et des stratégies de réduction de la pauvreté, le développement macroéconomique et même les relations extérieures du Congo dépendent de la puissance hydro-électrique d’Inga, d’une façon ou d’une autre. Inga représente un intérêt local mais aussi des enjeux majeurs pour la communauté internationale dans son combat contre les effets du changement climatique.

Tout est priorité dans la tentative de reconstruire l’État congolais et pour rétablir sa souveraineté sur son héritage naturel. F. Misser plaide de manière convaincante que sans investissement significatif dans Inga, le développement national et régional sera entravé. D’un œil d’auditeur financier, l’auteur est aussi sensible aux implications sociales du développement d’Inga.

L’Afrique est le continent du XXIe siècle. Inga, comme le souligne F. Misser, recèle le potentiel d’aider le Congo à rejoindre le rang d’autres pays africains qui connaissent la croissance et le développement. Le potentiel certes, mais le message de ce livre est clair : transformer Inga en une locomotive pour le changement est un défi politique. Le vrai débat n’est pas seulement technique ou financier, mais porte aussi sur la bonne gouvernance. » (Théodore Trefon, Avant-propos)

François MISSER est journaliste et chercheur spécialisé depuis une trentaine d’années sur l’Afrique centrale, notamment la thématique des ressources naturelles et de ses relations avec le pouvoir et les questions énergétiques.

cover-cahier africain 82

Conjonctures congolaises 2012.
Politique, secteur minier et gestion des ressources naturelles en RD Congo

par Stefaan Marysse et Jean Omasombo
 

Série" Cahiers africains" n° 82 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan/MRAC

ISBN : 978-2-343-00465-5

320 p.
Prix de vente: 33,50 €


2012, première année d’une nouvelle législature qui, politiquement et du point de vue sécuritaire, s’est écoulée sous un ciel orageux. Le président avait été proclamé vainqueur d’élections fortement contestées. Ni l’opposition intérieure ni la communauté internationale n’ont cependant pu ou voulu obtenir la remise en cause des résultats : l’opposition parce qu’elle est faible, divisée et incohérente ; la communauté internationale parce qu’elle estimait probablement qu’en l’absence d’une solution politique crédible, ses pressions mettraient davantage en péril la situation sécuritaire, mais aussi parce qu’elle n’a plus les moyens de faire prévaloir ses vues. Le Gouvernement issu des élections a écarté des « poids lourds » du passé, et comprend un certain nombre de technocrates et de personnalités moins connues. La primature et les ministères économiques ont été confiés à des hommes susceptibles d’amadouer les institutions financières internationales. Cela n’a cependant pas empêché le FMI de bloquer l’aide financière, à cause de la faible transparence des transactions portant sur les actifs miniers, un domaine toujours contrôlé, en dernière instance, par la sphère présidentielle. Si dans le domaine économique des avancées ont néanmoins pu être enregistrées, ce n’est pas le cas de la situation sécuritaire à l’Est. Face à de nouvelles dissidences, le Gouvernement et l’armée se sont, une fois de plus, révélés impuissants.

La fragile situation politique et sécuritaire occulte et compromet des tendances d’évolution qui, à certaines conditions, pourraient marquer un tournant dans la reconstruction de l’État et le redressement du pays. La majeure partie de cet ouvrage est de ce fait consacrée à la question de la gestion des ressources naturelles dans le secteur des mines, des hydrocarbures, de la forêt. Le secteur minier connaît un développement spectaculaire au Katanga du fait surtout de l’intervention d’entreprises étrangères utilisant beaucoup de capital et peu de main-d’œuvre. À l’Est prédomine une exploitation artisanale fortement perturbée par la situation sécuritaire. Le secteur des hydrocarbures est le moins créateur d’emplois, mais la principale source de recettes pour l’État. C’est la gestion de la forêt tropicale qui connaît le moins d’avancées et produit le plus de dégâts. Le talon d’Achille de l’économie politique congolaise reste la qualité de gouvernance. Le Gouvernement sera-t-il capable de relever enfin ce défi ?
 

 


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Le paternalisme en question.
Les anciens ouvriers de la Gécamines
face à la libéralisation du secteur minier katangais (RD Congo)

par Benjamin Rubbers

Série" Cahiers africains" n° 81 (issn : 1021-9994)
Co-édition: L’Harmattan / MRAC

ISBN: 978-2-343-00238-5

320 p.
Prix de vente: 33 €

 


En 1926, l’Union minière du Haut-Katanga jette les bases de sa politique paternaliste, qui touchera tous les aspects de la vie quotidienne de ses travailleurs pendant plus d’un demi-siècle. En 2003, après une décennie dans la tourmente, 10 000 agents sont licenciés de l’entreprise dans le cadre du projet de libéralisation du secteur minier conçue par la Banque mondiale. De quelle façon ont-ils réagi à leur « abandon » par l’entreprise ? Comment ont-ils fait face à leur nouvelle indépendance ? Quels effets le déclin de leurs conditions de vie, puis leur départ de la société, ont-ils induits sur leurs rapports avec leur épouse, leurs enfants, leur entourage ?
Basé sur une recherche ethnographique dans un camp ouvrier de Likasi (Katanga, République démocratique du Congo), ce livre s’attache à répondre à ces questions en prenant appui sur un cadre d’analyse inspiré de M. Foucault. Cette approche lui permet de développer au fil des pages une réflexion plus large sur l’expérience vécue du paternalisme dans le nouvel ordre économique que la Banque mondiale cherche à imposer dans cette région de l’Afrique.

Docteur en anthropologie de l’Université libre de Bruxelles et de l’École des Hautes Études en Sciences sociales, Benjamin Rubbers est chargé de cours à l’Université de Liège et maître de conférences à l’Université libre de Bruxelles. Il mène depuis 1999 des recherches sur les changements économiques et politiques que traverse le bassin minier katangais (RD Congo).
Son dernier ouvrage, Faire fortune en Afrique. Anthropologie des derniers colons du Katanga, est paru en 2009 dans la collection « Les Afriques » chez Karthala.


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Congo : colonisation/décolonisation. L'histoire par les documents


Edition : MRAC

ISBN : 978-9-0817-9407-7
100 p. + 1 DVD
prix de vente: 26 €

(en vente à partir du 30/01/2013)


Cette publication est le fruit d’une étroite collaboration entre le service Éducation et Culture et des scientifiques des sections d’Histoire du temps colonial et d’Histoire du Temps présent du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren. Le concept de cet ouvrage a été élaboré en concertation avec des conseillers pédagogiques de différents réseaux et des enseignants de différentes filières afin de répondre le mieux possible aux besoins et aux exigences des programmes scolaires.

Le livre pédagogique et le dvd-rom qui l’accompagne visent à fournir une vision nuancée de la colonisation et de la décolonisation du Congo grâce à la somme de documents proposés offrant des points de vue divers, contextualisés par des historiens. Cette publication ambitionne d’aider vos élèves à développer un esprit critique et à acquérir les compétences terminales et savoirs requis en histoire. Remarquez toutefois que la plus grande partie des archives sur la période coloniale a été produite et constituée par des Européens, tandis que les sources historiques émanant d’Africains sont bien plus rares. Aussi avons-nous essayé de les mentionner autant que possible, dans un souci de rééquilibrer les considérations et points de vue. Mais, bien que nous nous soyons efforcés d’offrir un point de vue complexe de cette époque et que nous ayons fait appel à des collègues congolais, il ne faut pas perdre de vue le fait que cet ouvrage émane de Belgique. S’il avait été réalisé au Congo, il aurait vraisemblablement mis en lumière d’autres éléments historiques et jeté un autre regard sur cette époque.
Compte tenu de la diversité des réseaux et des filières d’enseignement, nous avons délibérément choisi de ne pas donner des pistes de travail précises, mais plutôt de proposer un éventail de documents dans lequel puiser.


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La Décentralisation. De la Première à la Troisième République
(RD Congo)
par Paule BOUVIER
(sous la direction de Jean Omasombo)
Special edition vol. 1 of collection 'Monographies des provinces de la République démocratique du Congo'

Co-édition MRAC (Tervuren), Le Cri Edition (Bruxelles), Buku Editions (Kinshasa)

ISBN : 978-2-8710-6618-7
368 p.
prix de vente: 29 €

 

Depuis 2008, le Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC), en collaboration avec le Centre d’Études politiques (CEP) de Kinshasa et le Centre d’études et de recherches documentaires sur l’Afrique centrale (CERDAC), appuyé par la Coopération belge au développement, a engagé un programme de recherche sur la décentralisation congolaise.
Deux volets complémentaires y sont développés : l’étude des futures entités provinciales, d’une part ; l’analyse du processus de décentralisation, d’autre part.

Le premier volet trouve sa concrétisation dans la publication d’études monographiques dont trois (Maniema, Haut-Uele et Kwango) ont été réalisées à ce jour. La tâche de collecte des données dans les différentes provinces est actuellement avancée et l’expérience des premières monographies a contribué à roder les équipes des chercheurs du MRAC, du CEP et du CERDAC.

La Décentralisation en RDC : de la Première à la Troisième République (1960-2011) est le titre du présent ouvrage qui inaugure l’autre volet. Un second tome dont la publication est prévue en 2013, regroupera les contributions d’une dizaine d’experts, choisis par le MRAC à travers le monde en fonction de leur notoriété et de leur domaine d’investigation. Chacun a été invité à traiter un thème relatif à la décentralisation congolaise. Seront ainsi solidement discutées et étayées les questions de la gouvernementalité et de l’Administration, des frontières, de la géographie et de l’aménagement du territoire, de l’économie et des finances, de l’identité citoyenne et
des ressources humaines… Autant de sujets nécessaires à la lecture avertie et critique du processus politique en cours, du fait des ambiguïtés et de l’attentisme constatés sur le terrain qui contribuent à brouiller la perception même de la décentralisation.
L’originalité de ce premier volume, réalisé par Paule Bouvier, résulte de ce que l’auteur retrace les méandres qu’a connu le processus de décentralisation comme composante institutionnelle de l’État congolais au fil de l’évolution depuis l’indépendance, ses temps forts comme ses périodes d’ostracisme. Car à l’instar d’autres événements de ce passé, certains moments clés de la décentralisation ont fait l’objet d’une sorte d’oubli officiel.

Les connaissances de Paule Bouvier en matière de politique africaine et congolaise en particulier résultent à la fois de ses travaux académiques et de ses expériences de terrain.
 


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Kwango. Le pays des Bana Lunda
sous la direction de Jean Omasombo (MRAC)

Co-édition: MRAC (Tervuren), Le Cri Edition (Bruxelles), Buku Editions (Kinshasa)
Uniquement disponible en  français
ISBN : 978-2-8710-6605-7
456 p.
Prix de vente : 29€
 


C’est en 1890 que la région du Kwango fut annexée à l’État indépendant du Congo et devint son 12e district. Le tracé de la frontière avec l’Angola portugais, progressivement déterminé par une série d’accords bilatéraux, traverse les anciens espaces des royaumes kongo, lunda, yaka et chokwe, unis par des liens culturels, historiques et commerciaux.

Ce livre entend offrir une analyse et un état des lieux des connaissances relatives à l’actuel district du Kwango, tant au niveau des sciences naturelles que des sciences humaines, dans la richesse et la complexité de ces multiples dimensions. 


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Lives in motion, indeed.
Interdisciplinary perspectives on Social Change in Honour of Danielle de Lame
par Cristiana Panella (ed.)

Série 'Studies in Social Sciences and Humanities' vol. 174
Textes en anglais ou français
ISBN : 978-9-4916-1500-9
376 p.
Prix de vente: 37€
 

 
Le déchiffrage des contradictions et des fragmentations du quotidien, des rapports entre « haut » et « bas »,  des représentations du Soi, du rapport entre le Soi et les objets,  de la création et de la gestion des différences et des hiérarchies ; en d’autres termes, de la production du changement social, a toujours été une approche privilégiée du travail de recherche de Danielle de Lame (section d'Anthropologie sociale).

Ce volume interdisciplinaire reflète ces thèmes à travers différentes trajectoires spatio-temporelles et questionne sur des aspects récurrents du débat en sciences sociales et en sciences humaines :  l’« in-disciplinarité » et la comparaison comme outils méthodologiques, le rôle du chercheur face au pouvoir, la représentation de la ‘vérité’. Il constitue un hommage à l’intégrité intellectuelle de Danielle de Lame, à sa cohérence scientifique et à ses pistes innovatrices.


africanjunctions2.jpg Interface empiriques de la mondialisation.
African junctions under the neoliberal development paradigm.

par Danielle de Lame & Jacinthe Mazochetti (dir.)

Série 'Studies in Social Sciences and Humanities' vol. 173
Textes en anglais ou français
ISBN : 978-9-0817-9409-1
352 p.
Prix de vente: 36 €

 


Plaidoyer pour des études « subalternes » rigoureuses, l’ouvrage inclut, dans la mouvance de l’Association euro-africaine pour l’Anthropologie du Changement social et du Développement (APAD), dans une approche « par le bas », tous les niveaux imbriqués de la remontée « vers le haut ».
Il promeut l’analyse des réponses locales à l’injonction néolibérale de mondialisation et à ses processus d’application et présente, sur le mode de recherches empiriques, des problématiques comparables au-delà des situations. Au fil des chapitres pointe le décalage entre, d’une part, la « demande d’État » qui fonde la soumission des populations et, d’autre part, le désengagement de l’État sur lequel s’articulent les lignes de conduites des institutions internationales.

 


conjonctures-jun12.jpg Conjonctures congolaises.
Chroniques et analyses de la RD Congo en 2011
par Stefaan Marysse & Jean Omasombo (ed.)
 
Collection " Cahiers africains" n° 80 (issn : 1021-9994)
Co-édition : L'Harmattan (Paris) / RMCA
ISBN : 978-2-296-97034-2
272 p.
Prix de vente: 28,5 €

 
2011, l’an V de la Troisième République congolaise, est une année qui s’annonçait cruciale. Ce fut, en effet, celle de la première échéance pour le renouvellement des mandats électifs à la présidence et au Parlement national. Les élections de 2006 avaient pu être jugées globalement crédibles. L’enjeu était dès lors la confirmation de l’entrée du pays dans un processus de démocratisation. On ne peut encore à cet égard prononcer le verdict final, mais on s’accorde pour reconnaître comme seul véritable mérite aux élections de 2011 celui d’avoir été tenues : leurs résultats font l’objet d’une large contestation, et elles ont débouché sur de nouvelles et graves incertitudes politiques.

Cet ouvrage n’a pas l’ambition systématique d’un annuaire, mais fournit différents éclairages et soulève différentes interrogations sur la situation de la RDC à ce moment de son histoire.

Il s’ouvre par deux articles consacrés aux évolutions politiques de l’année, en particulier à la tenue des élections.

Plusieurs contributions constituent ensuite des « bilans d’étape » d’aspects fondamentaux des développements économiques et sociaux du pays, faisant intervenir ses rapports avec l’extérieur. Ces bilans, qu’il s’agisse de l’allégement de la dette, de la réforme du secteur minier ou des investissements dans l’électricité et les infrastructures, montrent combien la reconstruction du pays reste fragile et surtout ne s’attaque pas efficacement à la pauvreté.

Des dossiers sont consacrés à des questions particulières : celle des relations complexes et tendues, en même temps que cruciales, avec le voisin angolais, celle des multiples conflictualités armées qui persistent ou ont surgi dans la période de l’« après-guerre » suivant les accords de paix de 2003.

Enfin, le livre comprend des analyses critiques d’importants ouvrages récents, qui proposent des grilles d’interprétation des réalités congolaises.
 


 pub-kinshasa-cahiersafricains    

Kinshasa, enracinements historiques et horizons culturels
de L. de Saint Moulin

Collection : "Cahiers africains", n° 79 (issn: 1021-9994)
Co-édition : L'Harmattan (Paris) / MRAC
ISBN : 978-2-296-96924-9
364 p
Prix de vente : 37,50 euro

 

Cette étude séduit par son ambition de montrer à la fois l’enracinement profond de l’histoire de Kinshasa dans le passé précolonial et colonial, et, d’autre part, les horizons de la perception sociale et les valeurs de la population qui a vécu cette histoire. Son intérêt culmine dans le dessein de proposer une vision de l’homme et de la société dans une démarche totalisante souvent ignorée par ses devanciers. Fondées sur des enquêtes de terrain, les analyses éclairent le vécu et le perçu de l’univers social de la capitale du Congo. L’ouvrage constitue une référence à recommander à tous ceux qui ont le souci de mieux comprendre cette bouillonnante, inventive et récalcitrante ville de Kinshasa pour déchiffrer les logiques, les rationalités et les valeurs qui fondent sont dynamisme.
On visitera dans ce volume les anciens villages de Kinshasa et les traces qu’ils laissent dans la mémoire collective. À travers une patiente sociographie de la ville et de ses quartiers, on percevra mieux les préoccupations des Kinois d’aujourd’hui : démocratie, justice, éducation, eau et électricité… On apprendra ainsi à relativiser les problèmes ethniques et les impressions trompeuses de la déchéance d’un âge d’or, plus ou moins imaginaire, qui marquent trop souvent les discours sur la RDC.


 

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Oiseaux du Katanga
de Michel Louette & Michel Hasson

Série "Studies in Afrotropical Zoology"
Disponible en français et en anglais
Version française : n° 296 ISBN 978-9-0817-9400-8
Version anglaise : n° 297 ISBN 978-9-0817-9401-5
Prix de vente : 65 euro

 

Édité par le musée dans la série « Studies in Afrotropical Zoology », cet ouvrage est le le premier livre illustré sur les oiseaux du Katanga. Il fournit le statut de toutes les espèces d’oiseaux du Katanga (693 espèces), résultat qui est le fruit de nombreuses recherches, notamment dans les collections du Musée royal de l’Afrique centrale.
Le Katanga compte cinq oiseaux endémiques: la Grive tachetée de Lippens du Parc national de l’Upemba, le Souimanga à plastron rouge des monts Marungu, le Tisserin de l’Upemba (près du fleuve Lualaba), le Tisserin de la Lufira (le long de la rivière Lufira) et l’Astrild à masque noir (près du fleuve Lualaba).
La distribution générale, la présence et le statut au Katanga, l’écologie, la nidification et la migration, les particularités et le statut de conservation sont développés pour une sélection de 248 espèces illustrées en couleur. La diversité des habitats quant à elle est illustrée par 25 photos.
Lorsque l’on sait que le matériel photographique qui illustre ce livre a été rassemblé en trois ans par une toute petite équipe, on peut se permettre de conclure que la biodiversité ornithologique du Katanga est relativement bien préservée.
 


 

pub-Haut-Uele_dec11 

Haut-Uele. Trésor touristique
Ed: Jean Omasombo (RMCA)
Co-édition MRAC, Le Cri Edition (Bruxelles), Afrique Editions (Kinshasa)
 
Volume n° 2 de la collection «Monographies des provinces de la République démocratique du Congo»
440 p.
ISBN  978-2-8710-6578-4
Prix de vente : 29 euro

La Constitution de la RD Congo adoptée par référendum les 18 et 19 décembre 2005 et promulguée par le président de la République Joseph Kabila le 18 février 2006 consacre le principe de la décentralisation comme composante de l’architecture institutionnelle du pays, dans le contexte d’un État unitaire. De 11 provinces formées en 1988, la RD Congo devra passer à 25 provinces auxquelles s’ajoute la ville de Kinshasa.

Un projet initié par le Musée royal de l’Afrique centrale et soutenu par la Coopération belge au Développement et la Politique scientifique porte sur la réalisation de monographies provinciales. S’inscrivant dans la nécessité de d’abord bien identifier chacune des provinces reconnues par décision politique, il veut déboucher sur une connaissance réelle et précise de chaque entité provinciale, avec l’ambition de fournir des données de fond (politiques, économiques, géographiques, linguistiques, sociales…) qui faciliteront davantage une politique d’aménagement du territoire et celle de planification régionale.

La monographie du Haut-Uele est la deuxième de cette collection.

Les images qui viennent à l’esprit lorsque l’on évoque le Haut-Uele sont d’abord celles de ses populations renommées, les Mangbetu, les Azande, les Logo, les Budu, les Mayogo… dont la richesse et la diversité des cultures avaient frappé les conquérants, tant Arabes qu’Européens.

Le présent ouvrage a pour ambition, outre de présenter ces peuples, de donner un aperçu général de la situation géographique, du relief, de la géologie, de l’hydrographie, de la faune, de la flore et de la démographie du Haut-Uele, et d’analyser, plus en profondeur, son évolution historique, culturelle, administrative politique, économique et touristique.

 


   

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The Fishes of Zimbabwe and their Biology
par Brian Marshall
 
Disponible en anglais
294 p. avec cartes et dessins couleur
ISBN 978-0-620-47535-8
Prix de vente: 40 euro

South African Institute for Aquatic Biodiversity (SAIAB) en collaboration avec MRAC

The Fishes of Zimbabwe covers all 158 species known to occur in Zimbabwe, these are illustrated and their distributions mapped. There are numerous graphs and tables pertaining to the biology of species.  This scientific book is published with the support of the Royal Museum for Central Africa, which is involved in the major publications about African fishes. Contents are related to RMCA’s Ichthyology’s researches and collections.


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Maniema. Espace et vies
Ed: Jean Omasombo (MRAC)
Co-édition MRAC, Le Cri Edition (Bruxelles), Afrique Editions (Kinshasa)
 
Volume n° 1 de la collection «Monographies des provinces de la République démocratique du Congo»
304 p.
ISBN : 978-2-8710-6562-3
Prix de vente: 29 euro

La Constitution de la RD Congo adoptée par référendum les 18 et 19 décembre 2005 et promulguée par le président de la République Joseph Kabila le 18 février 2006 consacre le principe de la décentralisation comme composante de l’architecture institutionnelle du pays, dans le contexte d’un État unitaire. De 11 provinces formées en 1988, la RD Congo devra passer à 25 provinces auxquelles s’ajoute la ville de Kinshasa.

Un projet initié par le Musée royal de l’Afrique centrale et soutenu par la Coopération belge au Développement et la Politique scientifique porte sur la réalisation de monographies provinciales. S’inscrivant dans la nécessité de d’abord bien identifier chacune des provinces reconnues par décision politique, il veut déboucher sur une connaissance réelle et précise de chaque entité provinciale, avec l’ambition de fournir des données de fond (politiques, économiques, géographiques, linguistiques, sociales…) qui faciliteront davantage une politique d’aménagement du territoire et celle de planification régionale.

Cette étude monographique du Maniema constitue donc la première publication d’une nouvelle collection qui devra couvrir l’ensemble des provinces édictées dans la Constitution de la RD Congo.

C’est en 1988 que le Maniema, jusque là district du Kivu, devint une province. Avec les deux autres districts de l’ancien Kivu, il se trouvait dorénavant classé au même rang que la Province Orientale, celles de l’Équateur et du Katanga.
 


 

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Museum Dwellers
De Jo Van de Vijver
 
Livret photo bilingue
28 p.
ISBN: 978-9-0817-9403-9
Prix de vente : 9.50 euro

Ce livret de photographies accompagne l’exposition Museum Dwellers de Jo van de Vijver (photographe au MRAC) qui se tient du 22 septembre 2011 au 31 août 2012 dans notre cafétéria et dans la salle Okapi dans le cadre de UNCENSORED.


 

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Politiques de santé et contrôle social au Rwanda
1920-1940
Co-édition Karthala (Paris)  / MRAC
Auteur: Anne Cornet
 
480 p.+ un cahier couleur
ISBN: 78-2-8111-0485-6
Prix de vente : 32 euro
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L’histoire du Rwanda de l’entre-deux-guerres est relativement méconnue, d’autres périodes ayant davantage retenu l’attention des chercheurs. Pourtant, cette époque a vu la mise en place d’une série de politiques administratives, agricoles, sociales ou sanitaires qui ont profondément marqué ce territoire d’Afrique centrale.

Ce livre aborde les politiques sanitaires déployées par la Belgique dans le pays des mille collines entre 1920 et 1940, en s’interrogeant sur les liens entre action sanitaire et contrôle social. Il évalue le rôle des divers acteurs de la colonisation (État, missions catholiques et protestantes, sociétés privées) et analyse le fait que l’activité médicale est utilisée comme un outil d’empire, ce dont témoignent les réactions parfois musclées des populations locales. L’ouvrage étudie de manière détaillée les infrastructures et le personnel sanitaire, les campagnes mises en place pour lutter contre les maladies endémiques et épidémiques, les rivalités ou frictions entre l’État et les missions, enfin les réactions des populations.

L’aspect « politique » de l’activité médicale en milieu colonial est manifeste dans l’articulation entre quadrillage sanitaire et emprise sur la société. L’administration lie recensement et campagnes sanitaires ; les populations sont soumises à de strictes obligations sous peine d’amendes ou d’incarcération ; les autorités africaines se voient menacées de destitution si elles ne collaborent pas activement.
À travers le prisme sanitaire, l’étude apporte également un éclairage intéressant sur une société coloniale traversée de tensions. Tensions entre services sanitaires et services administratifs, tensions entre
des personnalités, tensions entre missions et État, tensions encore entre catholiques et protestants, tensions enfin entre colonisateur et populations sous tutelle. Soit une société blanche beaucoup moins monolithique face à une société africaine, elle aussi marquée par sa diversité.
 


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De Luulu à Tervuren. La collection Michaux au
Musée royal de l'Afrique centrale
dans la série ' Studies in Social Sciences and Humanities'
Auteur: Rik Ceyssens

322 p. + 48 p. cahier couleur
ISBN: 978-9-0747-5296-1
Prix de vente : 45 euros


Le Musée du Congo belge acquiert la collection Michaux, riche de 716 artefacts, en 1919. Après bientôt un siècle de mesures conservatoires, de classifications et instrumentalisations diverses, il n’est sans doute pas trop tôt pour rendre compte des résultats obtenus et circonscrire quelques vérités, fussent-elles « imprécises et inachevées ».

Si l’on considère la période ante quem, la moisson est loin d’être négligeable. Nous montrons le colon-collectionneur à l’œuvre, tantôt faisant avidement la chasse au souvenir délocalisé, voire « riverain », en un donnant, donnant toujours trompeur, mais aussi, à l’occasion, confisquant quelque butin in situ au nom de la loi du plus fort. Surtout, nous nous sommes tout particulièrement efforcé de libérer les artefacts de l’environnement « mensonger » des vitrines muséales pour les replacer dans leur contexte d’origine, mettant ainsi en évidence tant le messager que son message (explicite ou non).

Quant aux inner workings du Musée comme institution scientifique, nous avons choisi de ne pas nous limiter aux écrits consacrés et publiés ces dernières années, mais de remonter méthodiquement les filières documentaires au-delà de la « génération attenante », dans l’espoir de séparer le bon grain de l’ivraie, à la recherche des initiateurs méritants, où qu’ils soient.


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Mort et dynamiques sociales au Katanga (République démocratique du Congo)
dans la série ' Cahiers africains', n° 78 - co-édition L’Harmattan / MRAC
Auteurs: Joël Noret et Pierre Petit


160 p.
ISBN: 978-2-296-54252-5
Prix de vente : 16,50 euro


Cet ouvrage organise la comparaison entre les pratiques funéraires des Luba du nord du Katanga telles qu’elles se déployaient jusqu’il y a quelques décennies et les funérailles lushoises d’aujourd’hui. Au fil des chapitres, ruptures et continuités entre manières de faire rurales d’autrefois et façons de procéder urbaines du Katanga contemporain apparaissent clairement.

À travers l’évolution des pratiques funéraires et de l’organisation du deuil, ce sont des dynamiques sociales, générationnelles, familiales et religieuses qui sont mises en évidence. Les funérailles urbaines d’aujourd’hui apparaissent ainsi comme moins saturées par l’univers de la parenté, même si celle-ci continue à y jouer un rôle fondamental, tandis que les groupes d’affiliation religieuse prennent une part croissante dans la gestion sociale de la mort. Au final, le livre offre au lecteur une image nuancée des reconfigurations contemporaines de la prise en charge de la mort au Congo, et une perspective originale sur le changement social au prisme des funérailles.

 


cahier-air
Sammy Baloji & Patrick Mudekereza en résidence au Musée Royal de l’Afrique centrale. Congo Far West. Arts, sciences et collections
(catalogue de l'exposition temporaire)
Ed.: S. Cornelis & J. Lagae

Disponible en français
Avec des résumés en anglais et en néerlandais

120 p.
ISBN: 978-8-8366-2024-1
Prix de vente : 20 euro

Silvana Editoriale (Milan) - partenariat MRAC

 
Deux jeunes artistes et acteurs culturels de Lubumbashi, le photographe Sammy Baloji et l’écrivain Patrick Mudekereza, ont été invités en résidence par le Musée royal de l’Afrique centrale et l’université de Gand. Lors de ce séjour au musée, ils ont produit diverses créations en dialogue avec une équipe scientifique multidisciplinaire et ont choisi de baptiser le projet « Congo Far West », induisant une réflexion sur le rapport entre ces collections et l’actuelle République démocratique du Congo. Ce « Cahier de la résidence », de même que l’exposition présentée au MRAC du 11 mai au 4 septembre 2011 sont les fruits de ce projet expérimental, transnational, interculturel et interdisciplinaire. 


 

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Fetish Modernity
(catalogue de l'exposition temporaire)
Ed.: A.M. Bouttiaux & A. Seiderer
en collaboration avec Noemi del Vecchio

Disponible en anglais
272 p.
ISBN: 978-9-0747-5294-7
Prix de vente : 29 euro

 
Cette publication accompagne l’exposition Fetish Modernity. Esprits des temps qui, organisée dans le cadre du projet européen Ethnography Museums & World Cultures, est présentée à Tervuren du 8 avril au 4 septembre 2011, puis, jusqu’en 2014, partira en itinérance dans cinq musées partenaires.
Musée chef de file : Musée royal de l’Afrique centrale (Belgique)
Musées partenaires : Musée du quai Branly (France), Pitt Rivers Museum (Angleterre), Müseum für Völkerkunde (Autriche), National Museums of World Culture (Suède), National Museum of Ethnology (Museum Volkenkunde) (Pays-Bas), Museo de América (Espagne), Naprstek Museum of Asian, African and American Cultures (République tchèque), National Museum of Prehistory and Ethnography « L.Pigorini » (Italie), Linden-Museum Stuttgart (Allemagne).
Partenaires associés : Musée d’Ethnographie de Genève (Suisse), The Minneapolis Institute of Arts (États-Unis), Diaspora Association Plus au Sud (Belgique), La Cambre-ISACF (Belgique), Culture Lab (Belgique)

 

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Popular Snapshots and Tracks to the Past
CAPE TOWN, NAIROBI, LUBUMBASHI
D. de Lame et C. Rassool (eds)
dans la série: Studies in Social Sciences and Humanities, vol.  171

Disponible en anglais
296 p.
ISBN: 978-9-0747-5279-4

Prix de vente: 35 euro


Les spectateurs s’approprient, de façon flexible, informelle, les créations individuelles. Ils peuvent les combiner à d’autres éléments et produire des prises de position, démarquer des choix dans les jeux de pouvoirs et rallier des partisans. Ce n’est pourtant pas leur but essentiel. Avant tout, les appropriations sont, de plein droit, des actes de création, des « actes d’expression ». Elles sont donc comparables à bien d’autres expressions collectives d’appartenance qui réaffirment l’existence d’une communauté et témoignent de leur capacité à assimiler la nouveauté et à (re)construire le passé.
Vues sous cet angle, les expressions culturelles populaires ne diffèrent pas fondamentalement des rituels collectifs, dans lesquels la mémoire est mise en scène et modifiée par des changements créatifs rendant possible l’assimilation sociale de la nouveauté. Objets, textes, séries de normes et musées sont comme des instantanés ouverts à l’interprétation, prêts au recyclage.


mayombe
Mayombe. Statuettes rituelles du Congo.
(catalogue de l'exposition temporaire)
Ed.: J. Tollebeek (dir.), E. Van Assche, M. Derez, L. Nys, H. Vanhee, A. Verbrugge

Disponible en français, anglais et néerlandais
176pp.
ISBN FR: 978-9-0209-9001-0
Prix de vente: 35 euro

Lannoo - partenariat MRAC


Ce livre constitue le catalogue de l’exposition qui se tient au musée M de Louvain du 7 octobre 2010 au 23 janvier 2011. L’exposition Mayombe. Maîtres de la magie présente des sculptures et des objets précieux provenant des collections congolaises de la K.U.Leuven, de l’Université catholique de Louvain et du Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren. Des missionnaires de la congrégation de Scheut ont collectionné au début du XXe siècle ces pièces remarquables dans le Mayombe, une région du Bas-Congo. Le Musée M les rassemble pour la première fois à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance du Congo.


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Kinshasa. Architecture et paysage urbains
Auteurs: Bernard Toulier & Johan Lagae (dir.)
 

Disponible en français
128 p.
ISBN 978-2-7572-0362-0
Prix de vente : 25 euro

Somogy (Paris), Arter-Boa (Bruxelles) en partenariat avec le MRAC


Kinshasa. Architecture et paysages urbains est un ouvrage issu d’une mission de 2008 mise en oeuvre par la direction nationale du Bureau d'études d'aménagement et d'urbanisme (BEAU) du ministère des travaux publics et infrastructures de la République démocratique du Congo (RDC) et dont le financement avait  été assuré au titre du Programme d'appui au développement urbain au Congo et au renforcement des capacités locales des villes de Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani (PRODEV) (programme de l'Agence française de développement (AFD)).

L'étude s'inscrit dans le cadre de la politique de développement régional et d'aménagement du territoire accompagnant la décentralisation et a pour but d'évaluer les conditions à mettre en place pour l'établissement d'un inventaire du patrimoine urbain utile à la sauvegarde et à la gestion urbaine de Kinshasa. Les retombées d'une telle opération sur l'inventaire de Kinshasa visent à mettre en place un réseau d'équipes compétentes et décentralisées sur le patrimoine, intégrées aux opérations d'urbanisme de la République Démocratique du Congo, tout en rénovant une législation peu appliquée et oubliée depuis une génération, en facilitant le transfert de compétences Nord-Sud par un partenariat issue d'une coopération franco-belge.

Un comité scientifique constitué de Français, Belges et Congolais (dont B. Toulier, Ministère de la Culture français, J. Lagae (UGent), Léon de St Moulin ou encore J. Ibongo) a validé un inventaire sous forme de base de données avec photographies et informations techniques du patrimoine urbain.

Les auteurs ont notamment bénéficié du soutien du Musée royal de l’Afrique centrale afin de sélectionner dans notre fonds des illustrations nécessaires à leur documentation et à cet ouvrage consacré à Kinshasa.


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Villes et organisations de l'espace
en République démocratique du Congo
Dans la série « Cahiers africains », n° 77, co-edition L’Harmattan / MRAC.
Auteur: Léon de Saint Moulin


304 p.
ISBN : 978-2-296-11999-4
Prix de vente: 29 euro


L’histoire des villes a le double intérêt d’éclairer les transformations d’ensemble d’un pays et les contrastes régionaux qu’il faut aussi prendre en compte pour comprendre ce qui s’y passe.

On trouvera dans ce volume un dossier solide sur les villes de la République démocratique du Congo. Dans une démarche résolument pluridisciplinaire, Léon de Saint-Moulin a rassemblé les meilleures données quantitatives et qualitatives à leur sujet. Il a en outre réussi à les intégrer dans une vision qui dégage les dimensions les plus significatives des phénomènes sociaux et balise un grand nombre de problématiques. Sa réflexion va de la « macro-échelle » de l’espace national, à la « micro-échelle » des quartiers, et à l’échelle intermédiaire des relations entre les villes et leur environnement immédiat.

Sur le plan historique, l’auteur montre que les villes congolaises ne sont pas des créations coloniales. L’espace de l’Afrique centrale avait son organisation à longue distance et ses points de polarisation avant la colonisation. La colonisation ne les a pas créés, mais elle les a réorganisés à son profit. Aujourd’hui, les nouvelles exploitations minières et l’essor des transports automobiles et aériens déclassent en quelque sorte l’ancienne voie majestueuse du fleuve. La RDC développe particulièrement son urbanisation dans les plateaux du sud, mais un nouvel axe urbain se crée d’Uvira à Bunia et au-delà. En lisant ce livre, on visitera en quelque sorte un des plus grands chantiers de l’histoire de l’humanité.


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Matonge - Matonge
(catalogue de l'exposition)
Auteur: Jean-Dominique Burton

Disponible en français, néerlandais et anglais
176pp. avec 300 photos
ISBN:  978-9-0209-9156-7
Prix: 35,95 euro

Lannoo - partenariat MRAC

 

À travers son objectif, le photographe Jean-Dominique Burton a observé les quartiers jumeaux que sont Matonge Bruxelles et Matonge Kinshasa.

De ces deux entités que des milliers de kilomètres n’arrivent pas à séparer, il livre aujourd’hui de nombreux clichés captivants et intrigants : une véritable mosaïque d’images colorées illustrant la vie de tous les jours, ponctuée de portraits sensibles d’habitants des deux Matonge.


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Geo-graphics. A map of art and practices in Africa, past and present
Auteurs: Anne-Marie Bouttiaux (MRAC) & Koyo Kouoh

Uniquement disponible en anglais
384 pp. avec plus de 300 photos
ISBN: 978-8-8366-1658-9
Prix: 39 euro

Silvana Editoriale, Bozar & MRAC


Geo-graphics est basé sur un concept développé par le directeur artistique David Adjaye, où les œuvres d’art sont groupées selon leur zone géographique.

Cette nouvelle approche permet aux conservateurs Anne-Marie Bouttiaux and Koyo Kouoh de placer pièces maîtresses ethnographiques et œuvres d’art contemporain le long d’un continuum, créant par là un dialogue entre les pièces du Musée royal de l’Afrique centrale et celles provenant d’autres collections belges, publiques ou privées, et le travail de 8 centres artistiques sélectionnés pour le rôle actif qu’ils jouent dans le développement du paysage artistique africain. Ces centres et les artistes avec lesquels ils travaillent jettent un éclairage nouveau sur les pièces ethnographiques, que nous pouvons à présent approcher à travers une perspective plus urbaine et avec une conscience plus vive de leurs manifestations contemporaines.

La scénographie de David Adjaye et de ses photographes issus de capitales africaines suggère la façon subtile et intime dont s’entrecroisent production culturelle et environnement urbain. De la rencontre de ces éléments divers émerge une histoire et une cartographie nouvelle, et différente, de l’Afrique.


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Si les murs pouvaient parler. Le musée de Tervuren
1910-2010
Auteur: Maarten Couttenier (RMCA)

Publication bilingue français-néerlandais
168 pp. en couleur comprenant 200 photos
ISBN: 978-9-0747-5276-3
Prix : 25 euro

 


2010 est une année exceptionnelle pour le Musée royal de l’Afrique centrale, puisque il fête le centième anniversaire de son bâtiment public !

Le MRAC, en tant qu’institution, a été fondé en 1898. Il s’appelait alors « Musée du Congo » et avait pris place dans le Palais des colonies. Le bâtiment s’avéra vite trop étroit pour accueillir des collections à croissance galopante, une recherche scientifique qui ne cessait de s’amplifier et un public intéressé. C’est alors que sous l’impulsion du roi Léopold II, un nouvel édifice fut érigé et inauguré solennellement le 30 avril 1910. Le centième anniversaire de cette ouverture officielle, que nous célébrons en ce 30 avril 2010, est l’occasion désignée de publier un livre qui n’a pu résister à l’envie de raconter les pages moins sues de l’histoire de l’édifice et du quotidien de ses occupants.

Au fil des ans, le MRAC s’est développé et affirmé sur la scène internationale en tant que centre de référence quant à l’Afrique centrale. Depuis sa fondation en 1898, le MRAC exerce une double fonction, muséale et scientifique. Il s’est voué dès ses premières années à la constitution de collections, si bien qu’il conserve à présent les collections les plus remarquables d’Afrique centrale, tant en sciences humaines qu’en sciences naturelles.

Après cent années d’existence, le Musée est à la veille d’une révision en profondeur tant du contenu de son exposition permanente que de sa présentation muséographique et de son infrastructure. En 2010 sont lancés les travaux d’un processus de rénovation de grande ampleur du musée et du site entier. Le musée dans sa nouvelle mouture doit être prêt en 2014, et l’achèvement du plan général est prévu pour 2020.

Ce livre décrit principalement la vie du musée au cours du xxe siècle. Il est rédigé dans une perspective historique, sur base d’une étude des archives, de publications, d’interviews et de nos collections. Les développements plus récents, les modifications des dix dernières années et l’ensemble du processus de rénovation seront décrits plus en détail dans une publication ultérieure.


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Fleuve Congo. 4700 km de nature et culture en effervescence
(catalogue de l'exposition)
Direction scientifique : Thierry De Putter (MRAC)

Disponsible en français et en néerlandais
96 pp. en couleurs comprenant 120 reproductions
ISBN: 978-90-0747-5274-9
Prix : 12 euro


En cette année 2010, si importante pour la République démocratique du Congo qui fête les 50 ans de son indépendance, l’immense fleuve Congo s’invite au Musée royal de l’Afrique centrale !

Fleuve Congo. 4700 km de nature et culture est une exposition consacrée aux multiples facettes de ce fleuve fascinant et méconnu.

Un fleuve majestueux et puissant, le 2e au monde par le débit, entouré par une forêt équatoriale immense, qui recèle une biodiversité remarquable – et cette année 2010 est précisément aussi celle de la Biodiversité ! Mais aussi un fleuve à vivre, que des millions de Congolais empruntent pour voyager, dans lequel ils pêchent et sur lequel ils transportent des marchandises de toutes sortes.

Un immense bassin fluvial qui reçoit le quart des précipitations de toute l’Afrique : de l’eau à boire, mais aussi de l’eau pour cultiver et pour faire tourner les turbines des installations hydroélectriques, comme à Inga.

Et encore un fleuve mystérieux, très présent dans les mythes des riverains, des sources katangaises jusqu’à l’embouchure.

Ce livre complète l’exposition : il aborde tous les thèmes de celle-ci, qu’il explore à l’aide textes courts et richement illustrés. Gens du fleuve, animaux et paysages y côtoient des objets issus des collections du MRAC, souvent inédits. Un livre qui ouvre ses pages sur un monde à découvrir, par toute la famille !


Ce guide est l’aboutissement d’une étude approfondie de la végétation de la Moyenne Casamance, région naturelle qui couvre plus ou moins le territoire administratif de Kolda au Sénégal. La connaissance botanique acquise sur place pendant deux années en constitue la base : presque toutes les espèces ligneuses (156) rencontrées y sont décrites. Ceci ne signifie pas que cet ouvrage ne pourra pas être utilisé en dehors de la Moyenne Casamance : la flore est très similaire dans toute la région où règne un climat analogue, du type soudano-guinéen.

Le travail de terrain a pu s’appuyer dans une large mesure sur une clé d’identification des espèces principales d’arbres d’Afrique de l’Ouest présentes dans la Casamance, établie par J. De Wolf et d’autres collaborateurs du professeur P. Van Damme de l’université de Gand, et améliorée au fil des diverses expéditions de terrain menées au Sénégal et au Mali par le Musée royal de l’Afrique centrale.

L’intention des auteurs est de procurer un guide de terrain pratique avec une clé d’identification, basée sur des caractéristiques végétatives. En outre, la description des espèces contient de l’information sur les fleurs et les fruits, sur la floraison mais aussi sur l’écologie de l’espèce, voire ses utilisations. Une clé partielle, basée essentiellement sur les caractères floraux, s’est avérée être un complément nécessaire pour la détermination des espèces fleurissant lorsqu’elles sont dépouillées de leurs feuilles.




Ce livret est destiné aux enfants à partir de 8 ans. Livret et crayon en main, les enfants suivent un parcours en 11 étapes dans les salles du Musée. Ils vont à la recherche de certains animaux ou de certains objets, aidés  par des dessins et un plan des salles.

Ils observent autour d'eux, regardent attentivement pour compléter les dessins ou répondre à des questions. Il sont créatifs pour compléter leur guide. Avant leur visite au Musée ou de retour chez eux, les enfants peuvent prendre leur livret pour lire de courts textes sur l’Afrique et apprendre d’où viennent les objets du Musée. Un chapitre offre également l’occasion de découvrir le travail de huit chercheurs du Musée royal de l’Afrique centrale.

Les nombreuses photos qui illustrent le livre donnent à l’enfant une idée de l’Afrique centrale actuelle.



Dans le cadre de l’exposition Congo belge en images qui se tient au musée de la Photographie à Anvers (22 janvier 2010 - 16 mai 2010), et a pour commissaires Carl De Keyzer et Johan Lagae, les éditions Lannoo ont publié un magnifique catalogue reprenant la même sélection unique de 100 photos de la période 1890-1920, issues des archives du Musée royal de l’Afrique centrale.



Une prise de conscience se dégage de plus en plus dans les milieux académiques comme ailleurs : celle de la responsabilité qui nous incombe de documenter et de décrire les langues, en tant qu’elles sont le véhicule d’un héritage culturel immatériel. Responsabilité d’autant plus réelle quand ces langues sont en voie de disparaître. En effet, il est aujourd’hui largement admis que la moitié au moins des langues parlées sur notre planète menace de s’éteindre. C’est le cas en Afrique qui est, de loin, le continent le plus diversifié sur le plan linguistique.

En sa qualité de centre mondial de recherche et de diffusion des connaissances relatives à l’Afrique, le Musée royal de l’Afrique centrale (Tervuren, Belgique) souhaite catalyser la prise de conscience de la diversité linguistique de l’Afrique, et de la conservation de l’héritage culturel immatériel du continent. À cet égard, la collection « Tervuren Series for African Language Documentation and Description » qu’il lance doit servir à propager les connaissances relatives aux langues africaines.

Cette nouvelle série se destine à publier des travaux qui, de haute qualité scientifique, contribuent à la description et à la documentation de langues africaines restées non ou peu décrites à ce jour. Elle sera complémentaire à Africana Linguistica, périodique de linguistique africaine édité par le MRAC, en ce qu’elle vise des contributions scientifiques sortant du format de l’article de recherche. Elle reprend des descriptions lexicales et grammaticales de longueurs variables (lexiques, dictionnaires, esquisses grammaticales, grammaires), mais aussi des textes annotés de langues africaines dont l’intérêt dépasse celui de la description d’une langue.
 

En accord avec la politique de publication du MRAC, toute contribution proposée pour la série sera soumise au peer-review. Rédigée en anglais ou en français, elle parviendra à la fois sous forme électronique à Isabelle Gérard, et en version papier au Service des Publications, MRAC, Leuvensesteenweg 13, 3080 Tervuren, Belgique.

Pour plus d’informations sur le contenu de la nouvelle série, envoyez un mail à : lingui@africamuseum.be 

La publication
Le yoómbe est une langue bantoue parlée par environ 1  100 000 habitants vivant sur le territoire du Mayombe au Bas-Congo en République démocratique du Congo (RDC).
Le lexique compte plus de 5000 lemmes. Il propose une grande quantité de mots appartenant au vocabulaire usuel, mais aussi de nombreux termes spécialisés qui n’existent parfois plus que dans les proverbes. Même il ne s’agit pas encore d’un dictionnaire complet, cet ouvrage est la première étude lexicale de cette envergure pour le yoombe.

L'auteur
Jan De Grauwe, né à Sint-Amandsberg en 1929, est licencié en philologie romane de l’Université de Gand. Il a commencé ces travaux sur le yoómbe, lorsqu’il vivait au Bas-Congo de 1950 à 1960. Il a enseigné au collège Sint-Barbara à Gand jusqu’en 1991. Sa grande passion de recherche est l’histoire et la spiritualité de l’ordre des Chartreux en Belgique.



La République démocratique du Congo est un vaste laboratoire où se rencontrent de nombreux partenaires internationaux. Motivés par l’ambition de réhabiliter ce vaste État en faillite, tous visent le rétablissement de la sécurité, la réduction de la pauvreté, l’amélioration de la gouvernance et de la gestion macroéconomique, la réhabilitation des infrastructures. Toutefois, malgré l’importance des financements octroyés par la communauté internationale, la compétence des experts et le désir de changement affiché par les dirigeants politiques congolais, rares sont les signes tangibles de succès en matière de reconstruction.

La volonté d’orchestrer les réformes du Congo est freinée par plusieurs obstacles. Historiquement, la crise est implantée. Elle est complexe sur le plan social et le monde politique y est totalement enlisé. S’il est difficile de savoir par où commencer en matière de planification, il est financièrement impossible de répondre simultanément à l’ensemble des besoins.

Le message principal de cet ouvrage est peu optimiste. Il fait le constat suivant : « nous avons identifié les problèmes, nous en connaissons les causes et les solutions… mais les choses vont de mal en pis ». Les contributeurs montrent que la responsabilité de cet échec est partagée par la communauté internationale, faute d’accord sur un schéma directeur, et par les autorités congolaises, qui s’accommodent le plus souvent d’une situation de statu quo.

Sans être prescriptif, ce livre analyse d’une manière critique les efforts menés pour la réhabilitation de l’État depuis l’ascension au pouvoir de Joseph Kabila. Il poursuit la réflexion entamée dans deux autres ouvrages de Theodore Trefon déjà parus dans la collection « Cahiers africains » : Ordre et désordre à Kinshasa (2004) et Parcours administratifs dans un État en faillite (2007).



Les élections tenues en République démocratique du Congo au cours du second semestre de 2006 et du premier trimestre de 2007 ont confirmé le pouvoir de Joseph Kabila. Plusieurs de ses principaux courtisans/lieutenants y ont remporté un poste électif de député et/ou de sénateur, accédant ainsi, eux aussi, à la légitimité populaire. Mais dans le même temps, ces élections amènent au pouvoir dans les assemblées, dans les exécutifs (nationaux et surtout provinciaux) et dans les entreprises du portefeuille plusieurs nouveaux acteurs.

De manière contrastée, le profil des sénateurs se distingue de celui des députés nationaux ou provinciaux. Ils sont, en moyenne, plus âgés, et il y a, parmi eux, moins de « nouveaux venus ». Le Sénat récupère, en effet, plusieurs acteurs politiques de périodes révolues, celles du mobutisme, de la transition démocratique, de l’AFDL… Un tel résultat est dû, en partie, au mode de scrutin indirect (élection de leurs membres par les assemblées provinciales), mais aussi à la donne rendue encore plus complexe par le nouveau découpage du pays en 26 provinces. Chaque circonscription se voit, en effet, attribuer un quota de 4 sénateurs (sauf Kinshasa qui en a 8) par nouvelle province. Plusieurs acteurs parmi les pionniers de l’indépendance et/ou de la Première République (1960-65), restés présents dans les diverses phases de la transition, se voient cependant écartés (J. Bomboko, C. Rwakabuba, J. Mukamba, A. Kalonji, A. Kithima, C. Kamitatu…). Et c’est Antoine Gizenga, exclu par ceux-ci du pouvoir après le premier gouvernement de cette Première République (il fut le vice-Premier ministre de Lumumba), qui refait surface, tel un météore, pour occuper le prestigieux poste de Premier ministre du gouvernement marquant l’entrée du pays dans la Troisième République.

Un autre constat s’impose : malgré le fait que le regroupement autour de Kabila domine, les trajectoires politiques des acteurs sont très disparates et ceux qui accèdent à un poste de pouvoir sont encore beaucoup plus nombreux qu’avant.

 Ce recueil biographique fait suite à un premier recueil, paru en 2006, portant sur les acteurs de la transition issue de l’accord de Pretoria de décembre 2002. Tous deux couvrent, de manière systématique, des séquences de temps précises et différentes.

Cet ouvrage offre un panorama de la classe politique congolaise. Les itinéraires personnels que livrent les fiches biographiques éclairent l’histoire politique passée et donnent des outils pour l’analyse des évolutions présentes du pays et des perspectives qu’elles ouvrent.

L’ouvrage est divisé en deux grandes parties. La première rassemble les acteurs nationaux (chef de l’État, membres du gouvernement, principaux chefs de l’armée et de la police nationale, députés nationaux et sénateurs, mandataires d’entreprises…), classés par ordre alphabétique. La seconde partie regroupe, par province, les membres des assemblées et des exécutifs provinciaux, également classés par ordre alphabétique.



 
La collection organologique du Musée royal de l’Afrique centrale, à Tervuren, compte à ce jour plus de 8000 instruments de musique, dont plus des trois-quarts proviennent d’Afrique centrale et plus précisément du Congo.

Ces harpes, tambours et tambours à fente, lamellophones, cloches, flûtes et autres trompes, sifflets et autres aérophones ont été récoltés à partir de la fin du xixe siècle, ce qui signifie que certaines pièces sont aujourd’hui vieilles de plus de cent ans et représentent la richesse culturelle qui caractérise le continent africain depuis des siècles.

Ce volume richement illustré présente nombre d’entre eux, en rappelant leurs spécificités, les techniques de jeu, les matériaux qui les composent et en dévoilant la splendeur de ces pièces toujours uniques et surprenantes, aussi bien dans la qualité sonore que dans leur esthétique.



Le présent atlas offre la première vue d’ensemble complète des éponges dulçaquicoles présentes de l’Algérie au Cap, et constitue en cela un véritable ouvrage historique. Il récapitule les connaissances sur les spongilles africaines et fournit une carte de distribution pour chacune des espèces – dont la plupart sont endémiques du continent – ainsi que des illustrations, nouvelles et anciennes.

Une analyse comparative basée sur une diagnose originale, sur des holotypes et sur du matériel provenant de collections historiques a conduit à la description détaillée de 58 espèces africaines du sous-ordre des Spongillina (ordre des Haplosclerida) appartenant aux familles des Spongillidae (9 genres), des Malawispongiidae (2 genres), des Metaniidae (1 genre) et des Potamolepidae (4 genres), et d’un genre incertae sedis.

Étant donné le déclin de la biodiversité de la faune dulçaquicole africaine, résultant du changement climatique et d’autres éléments dont l’homme est la cause, cette publication restera une étape importante dans la connaissance de la distribution des animaux auxquels elle se consacre. Ceux-ci, puisqu’ils s’alimentent en filtrant l’eau, sont extrêmement sensibles à la pollution, même d’un niveau très bas, et constituent dès lors une jauge idéale pour la qualité des eaux de surface.

Les auteurs, Renata Manconi et Roberto Pronzato, travaillent en Italie, mais l’ouvrage est basé dans une large proportion sur l’étude et les collections du Musée royal de l’Afrique centrale situé à Tervuren, en Belgique.


 


Avec 180 masques exceptionnels – dont beaucoup sont publiés ici pour la première fois – et des œuvres d’artistes contemporains africains, cet ouvrage fascinant propose une nouvelle interprétation du masque en tant qu’objet universel qui cache autant qu’il révèle.
En étudiant l’usage, les danses et les rituels qu’il anime et le système de pensée qu’il met en scène, le livre explore tout à la fois les rôles effectifs et symboliques du masque en tant qu’objet « dévitalisé » lorsqu’il est exposé hors contexte, mais qui suscite néanmoins des questions sur l’identité, l’estime de soi et la perception de l’« Autre » dans la société occidentale.



Table des matières
SEYFULINA, R.R. & JOCQUÉ, R. 2009. Venia kakamega gen. n., sp. n., a new, canopy-dwelling, Afrotropical erigonine (Araneae, Linyphiidae).
STAREGA, W. & SNEGOVAYA, N. Yu. 2009. Report on a Southern African collection of harvestmen in the Royal Museum for Central Africa: Family Assamiidae (Arachnida: Opiliones).
DE MEYER M. & COPELAND R.S. 200x A new sexually dimorphic Ceratitis species from Kenya (Diptera: Tephritidae).
HANSSENS, M. 2009. A review of the Clarias species (Pisces; Siluriformes) from the Lower Congo and the Pool Malebo.
MAES, K.V.N. 2009. A checklist of the Pyrausta species of Africa with description of new species (Lepidoptera, Pyraloidea, Crambidae, Pyraustinae).
OPITZ, W. 2009. Revision of the African beetle genus Romanaeclerus (Coleoptera: Cleridae: Korynetinae).
PURCHART, L. 2009. A new Prunaspila Koch (Coleoptera: Tenebrionidae: Adelostomini) from Zimbabwe, with species key to the genus.
JOCQUÉ, R. 2009. Some keep it short: on the radiation in the Afrotropical spider genera Capheris and Systenoplacis (Araneae, Zodariidae) without male pedipalp complexity increase.
VANDENSPIEGEL, D. & PIERRARD, G. 2009. Review of the genus Prionopetalum (Odontopygidae, Diplopoda) and description of new species from East Africa.
DALL'ASTA, U. 2009. Description of a new species of Eudasychira Möschler, 1887 (Lymantriidae, Lepidoptera) with a taxa checklist of the genus.
AZARKINA, G.N. 2009. Two new species of the genus Aelurillus Simon, 1885 (Araneae, Salticidae) from Africa.



Cet ouvrage est l’histoire politique de la République démocratique du Congo dans la période qui va de l’assassinat de Laurent Désiré Kabila en janvier 2001 à la mise en place d’un régime issu des élections générales du second semestre 2006. Il s’arrête en août 2008. Depuis cette date, le nouveau pouvoir politique congolais fait difficilement face d’une part au surgissement de la crise mondiale, d’autre part à un regain menaçant, surtout à l’Est du pays, d’affrontements et de violences. L’avenir de la RDC reste profondément incertain. La compréhension des événements en cours impose de revenir sur ces années cruciales qui ont vu, dans le cadre d’une semi-tutelle internationale, le dénouement de la guerre régionale et civile déclenchée en 2008, et la transformation de confrontations armées en compétition électorale.
 
L’ouvrage cherche, en démêlant un écheveau particulièrement complexe d’événements dramatiques et confus, à établir les faits et leurs connexions, à discerner le profil et le rôle de multiples acteurs. Il ouvre aussi des pistes pour l’élaboration d’un cadre général d’interprétation des changements qui s’opèrent en RDC. Renvoyant à de nombreuses sources, fournissant des points de repère chronologiques et factuels, donnant des listes d’acteurs avec des indications biographiques, il se veut enfin un outil de travail pour les chercheurs qui reviendront avec plus de recul sur les événements et les phénomènes analysés.
 
Tout en pouvant être lu de manière indépendante, cet ouvrage est le quatrième de la série consacrée par les « Cahiers africains » à l’époque de la transition d’un régime de parti unique à un régime pluraliste, transition que Mobutu avait été amené à ouvrir en avril 1990.

L'auteur
Gauthier de Villers, sociologue, est collaborateur scientifique de la section d’Histoire du Temps présent du Musée royal de l’Afrique centrale. Il a été le directeur de l’Institut africain et du Centre d’études et de documentation africaines (CEDAF).



En 1999, le MRAC avait réédité Bobo. Nature et fonction des masques initialement publié en 1980, par l’ORSTOM (actuel IRD) et avait conclu un contrat l’auteur pour être l’éditeur ou co-éditeur du volume à suivre qui était alors en cours d’écriture. C’est aujourd’hui chose faite et le MRAC a donc soutenu cet intéressant projet dans le cadre d’un partenariat avec l’éditeur parisien Biro et les éditions de l’IRD (Institut de Recherche et de Développement).

Dès lors, l’ouvrage est diffusé via les canaux habituels du Musée : Shop, site Internet, etc. en parallèle aux ventes en librairies gérées par Biro editeur.

« Le livre resitue les masques bobo dans leur contexte en fonction de leur importance locale. Ainsi, les masques de bois, tant appréciés par l’Occident pour leur valeur marchande et leur capacité à être conservés, sont-ils relégués à l’extrême fin de l’ouvrage, reflétant précisément la place qui leur est dévolue chez les Bobo, essentielle certes, mais bien moins que celle qui revient aux très sacrés masques de feuilles et de fibres.

Une première partie détaillée permet de comprendre le rôle que jouent ces interventions masquées au sein des différents groupes bobo. L’auteur y fait appel à d’anciennes sources écrites, mais aussi et surtout à la tradition orale qui retrace la création de l’univers, et la nécessaire cohabitation des hommes et des entités surnaturelles.

La combinaison des textes et des photographies inédites nous laisse saisis d’admiration et de crainte, ce qui convient particulièrement bien aux sorties de masques et à l’ambiguïté des forces qu’ils mettent en jeu, à la fois bénéfiques et dangereuses. »

Guy Le Moal, ethnologue de formation, a créé et dirigé un Institut français d’Afrique noire à Ouagadougou en Haute-Volta (aujourd’hui Burkina Faso) jusqu’à l’indépendance en 1960.

De retour en France, il a été rattaché à l’Orstom (IRD actuel) puis détaché au CNRS où il a continué son travail jusqu’en 2004, prenant part activement aux « laboratoires de pensée en Afrique noire ».



This monograph presents climatic, geochronological, radiometric, and archaeological evidence for hominin activities around the Adrar Bous massif on the western edge of today’s Ténéré Desert, Niger. It documents a Late Acheulean lithic industry, a generalised Middle Paleolithic, and an Aterian displaying technological affinities to equatorial African industries.

Contenu
Ch. 1: Preface, David Hall
Ch. 2: Introduction, J. Desmond Clark and Andrew B. Smith with Diane Gifford-Gonzalez
Ch. 3: Geology, Geomorphology and Prehistoric Environments, Martin A. J. Williams
Ch. 4: The Late Acheulian Assemblages, J. Desmond Clark et al.
Ch. 5: The Aterian of Adrar Bous and the Central Sahara, J. Desmond Clark et al.
Ch. 6: Epipalaeolithic Aggregates from Gréboun and Adrar Bous, J. Desmond Clark
Ch. 7: The Kiffian, Andrew B. Smith
Ch. 8: The Tenerian Andrew B. Smith
Ch. 9: The Ceramics from Adrar Bous and Surroundings Areas, Elena A. A. Garcea
Ch. 10: Technology and Classification of the Grinding Equipment, Diana C. Crader
Ch. 11: The Fauna from Adrar Bous and Surrounding Areas, Diane Gifford-Gonzalez with James Parham
Ch. 12: The Adrar Bous Cow and African Cattle, J. Desmond Clark, Patrick L. Carter, Diane Gifford-Gonzalez, Andrew B. Smith,
Ch. 13: Burials and Human Skeletal Materials from Adrar Bous Andrew B. Smith, Elizabeth G. Agrilla, Alison Galloway
Ch. 14: Holocene Flora from Adrar Bous, Andrew B. Smith and James N. Coil
Epilogue, J. Desmond Clark
Summary, Diane Gifford-Gonzalez



Phénomène économique et culturel de première importance à Bamako, la teinture à dessins réservés puise ses origines dans une longue tradition. Ces cinquante dernières années, elle s’est redéployée à la faveur de l’importation de tissus industriels et de colorants synthétiques supplantant le coton local tissé en bandes et l’indigo naturel. Mais loin de s’appauvrir, cet artisanat fait preuve d’une grande vitalité, combinant les techniques de réserve ancestrales aux procédés modernes de teinture.

Cet ouvrage, richement illustré de photographies en couleurs, met en lumière la grande variété des techniques de réserve, créant au terme de longs et minutieux processus des décors éclatants, reflets d’une créativité collective incessante. Sous ces étoffes luxueuses, on découvre un monde de femmes et d’hommes travaillant sans relâche dans des conditions sociales difficiles.

Pour pénétrer plus intimement cet univers de la teinture, Patricia Gérimont, s’est immergée au sein d’une petite teinturerie dont elle dresse le portait au travers de celui de ses acteurs : attacheurs, teinturières, batteurs… car ce livre est aussi une histoire d’amitiés et de découvertes mutuelles.

Le MRAC s’est proposé de soutenir cet intéressant projet dans le cadre d’un partenariat avec l’éditeur parisien Ibis Press. Dès lors, l’ouvrage est diffusé également via les canaux habituels du Musée : Shop, site Internet, etc.
 



Ce catalogue propose un nouveau regard sur les peuples de la vallée de l’Omo et des régions voisines. Pour la première fois, un ouvrage se consacre à leurs objets quotidiens, dont il met en valeur le raffinement. L’auteur, Gustaaf Verswijver, explique comment chacun de ces objets n’a de sens que lorsqu’il est compris par la société qui les produit et les utilise. Il expose aussi les enjeux sociaux et géopolitiques ainsi que les récents défis auxquels sont confrontées ces communautés pastorales.



Contenu
- Devos, Maud 
         The expression of modality in Shangaci  
- Kawasha, Boniface
         Relative Clauses and Subject Inversion in Chokwe, Kaonde, Lunda and Luvale
- Kutsch Lojenga, Constance
         Nine vowels and ATR vowel harmony in Lika, a Bantu language in D.R. Congo
- Nzang-Bie, Yolande
         La dérivation causative dans les langues bantu du groupe A70 
- Ricquier, Birgit & Bostoen, Koen
         Resolving phonological variability in Bantu lexical reconstructions: the case of ‘to bake in ashes’
- Seidel, Frank
         The hodiernal past domain and the concept of recentness in Yeyi
- Van de Velde, Mark 
        Un cas de changement phonologique par réanalyse morphonologique en éton



L’archipel des Comores renferme un ensemble faunistique unique, composé d’une faune marine d’intérêt mondial et d’une faune terrestre, patrimoine naturel diversifié, à la fois impressionnante et fragile. La faune terrestre est beaucoup moins bien connue de la communauté scientifique et du grand public. Parmi cette faune, les oiseaux nidificateurs tiennent une place importante : l’avifaune de trois îles de l’Union des Comores (Grande Comore, Mohéli et Anjouan) est spectaculaire et compte 15 espèces terrestres endémiques. Certaines existent sur plusieurs de ces îles, mais chaque île comporte une série d’espèces et de sous-espèces endémiques (un total de 51 taxons).

L’objectif  de cet Atlas est de documenter la distribution de toute l’avifaune nicheuse de la Grande Comore, de Mohéli et d’Anjouan, pour la période 1981-2006 (59 espèces). Des calculs zoogéographiques produisent des enveloppes écologiques et des zones contiguës de distribution de toutes ces espèces et finalement des zones de richesse en espèces et en espèces et taxons endémiques. Cet ouvrage définit les zones d’endémicité, qui sont importantes pour la conservation des oiseaux aux Comores et se veut donc un outil pour les « décideurs » de la conservation et de la gestion des communautés faunistiques terrestres ; mais il est aussi destiné aux naturalistes et aux chercheurs, ainsi qu’aux enseignants.


 
Cet ouvrage aborde, de façon inédite, la question de « l’approche participative » en matière de gestion des ressources naturelles et de développement en Afrique centrale. Les contributions qui y sont compilées s’inscrivent dans les questionnements actuels sur la gouvernance environnementale dans les pays de la région : le Cameroun, le Gabon, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo et le Tchad.

Les textes s’ancrent dans l’étude interdisciplinaire d’initiatives concrètes mises en œuvre dans le secteur de la foresterie sociale, de la foresterie communautaire, des aires protégées et dans les espaces périurbains. Une analyse originale du mouvement associatif endogène et des potentialités qu’il offre dans le champ des approches participatives est également proposée en fin d’ouvrage.

Cette publication est l’un des aboutissements du programme de recherche intitulé « Amélioration des processus de gouvernance environnementale en Afrique centrale » (GEPAC), financé par la Commission européenne et mis en œuvre par le Centre d’Anthropologie culturelle de l’ULB, avec la participation du CIRAD.


 


 

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