Environnements de surface et gestion des collections

Nous menons des recherches fondamentales sur la dynamique des transferts intervenant dans les environnements de surface actuels et anciens, aux interfaces entre les quatre géosphères : lithosphères (croûte continentale, croûte océanique, sols), hydrosphère, atmosphère et biosphère.

Ces recherches concernent particulièrement trois domaines :

  • Les cycles externes du silicium (Si), notamment dans le cadre des échanges sols-plantes, des transferts de matière continent-océan et des processus de silicification modernes et archéens. Le silicium étant l’élément le plus abondant de l’écorce terrestre après l’oxygène, la quantification de ces cycles est cruciale pour comprendre les mécanismes contrôlant de nombreux processus géologiques et environnementaux.
  • La biominéralisation qui joue un rôle fondamental dans les grands cycles géochimiques (carbonates, silice, oxydes de fer) et fournit des témoins géologiques uniques et importants de l’évolution des  écosystèmes anciens et actuels.
  • L’évolution des sols et des aquifères qui se modifient aux rythmes complexes des saisons, des changements climatiques, des cycles subsidence-exhumation, des paramètres physico-chimiques qui contrôlent les processus biologiques et anthropiques. La compréhension multidisciplinaire des déterminants de leur évolution est devenue un prérequis indispensable pour répondre aux questions relatives à la vulnérabilité et au renouvellement de ces deux ressources essentielles.
Personnel

Personnel scientifique

  • Luc André, Chef de département
    Biogéochimie, cycles actuel et ancien du Si, biomonitoring
  • Florias Mees, Géologue
    Paléo-environnements, pédologie, minéralogie

Personnel technique et administratif

Infrastructure scientifique

Nos recherches s’appuient sur des traceurs biogéochimiques variés, mesurés à l’aide de méthodologies analytiques originales utilisant des appareillages spectrométriques de pointe, en partenariat avec les universités de Bruxelles (ULB et VUB) :

En 2002, notre équipe réussissait notamment, en première mondiale, la mesure de la composition isotopique du Si à l’aide d’un spectromètre multicollecteur à plasma à couplage inductif (MC-ICP-MS). Depuis, nous avons appliqué ce traceur à de nombreux domaines : cycles sols-plantes, productivité planctonique dans les océans, les Grands Lacs et les rivières (Congo, Amazone), silicifications, altérations hydrothermales, origine des roches granitoïdes archéennes (TTG) etc.