Projets

ATRAP

Action Towards Reducing Aquatic snail-borne Parasitic diseases

Résumé

Les maladies transmises par les mollusques, y compris la schistosomiase, constituent un fardeau majeur pour la santé publique et vétérinaire, en particulier en Afrique subsaharienne. Malgré l'administration régulière de médicaments en masse, la schistosomiase continue de (re)faire son apparition. Les recherches ont démontré qu'une connaissance limitée, des pratiques risquées en relation avec l'eau et des attitudes et croyances négatives à l'égard de la schistosomiase augmentent le risque d'infection. Par conséquent, la lutte contre les mollusques et l'éducation sanitaire sont des composantes essentielles des programmes d'élimination. Dans ce projet, nous voulons développer une nouvelle approche de surveillance des mollusques qui peut être mise en œuvre par des non-spécialistes : les citoyens seront activement impliqués dans la surveillance des mollusques, mais agiront également comme communicateurs auprès de la communauté au sens large. Outre une sensibilisation et une éducation efficace, cette approche de “citizen science" permettra d'augmenter considérablement l'échelle et la résolution de la surveillance des escargots, en générant les données écologiques tant attendues pour créer des cartes de risques fiables et aider les décideurs politiques dans la lutte ciblée contre les mollusques.
Le projet est centré sur l'objectif scientifique consistant à mieux comprendre la dynamique des mollusques d'eau douce (vecteurs) grâce à une équipe de recherche composée de citizen scientists, de travailleurs de la santé et d'étudiants en maîtrise ou en doctorat d'Ouganda/RDC et de Belgique. L'ATRAP comporte également une forte composante de renforcement des capacités et de diffusion de la recherche.

Plus d'informations sur notre réseau ougandais
Plus d'informations sur notre réseau congolais

Notes du terrain

Septembre 2019 - Lancement officiel du projet ATRAP en Ouganda
Le 12 septembre, le projet ATRAP a été officiellement lancé en Ouganda. L'équipe ATRAP a organisé une table ronde avec tous les responsables de la santé des districts, les responsables de l'environnement, les éducateurs sanitaires, les représentants du ministère de la santé et les ONG locales impliquées dans les communautés. Cette réunion d'une myriade de parties prenantes a permis à l'équipe d'aborder la question de la création d'un réseau durable sur la prévention des maladies transmises par des mollusques en Ouganda. Le premier jalon de l'ATRAP-Ouganda a été posé. Dès lors, le processus de participation et de sensibilisation accrues de la communauté pouvait commencer.

Novembre 2019 - Lancement officiel de l'ATRAP en RDC, accompagné d'une tournée de prospection pour visiter les communautés et s'entretenir avec de futurs citizen scientists dans la zone de santé de Kimpese.
Quelques mois après le lancement en Ouganda, la branche congolaise de l'ATRAP a été lancée. Cette occasion nous a permis de réunir tous les acteurs concernés et de discuter de la manière dont nous pourrions assurer un progrès durable du projet. Après le lancement, une tournée de prospection a été organisée dans la zone de santé de Kimpese. Cette tournée nous a permis de rencontrer différentes communautés qui sont affectées par la schistosomiase, une maladie parasitaire transmise par certaines espèces de mollusques et connue localement sous le nom de bilharziozi. Au cours de cette visite, nous avons cherché à mieux connaître la zone d'étude tout en communiquant les objectifs de l'ATRAP. Bien sûr, il était important de montrer comment les communautés concernées pouvaient bénéficier du projet et y contribuer. Alors que Jean de Béthel, qui est étudiant en maîtrise d'anthropologie, a interviewé plusieurs personnes du village sur leur intérêt à participer au projet en tant que citizen scientist, Germain et Thibaut sont partis à la découverte des sites environnants en contact avec l'eau qui abritent potentiellement des mollusques hôtes de la maladie parasitaire. Après notre visite intensive de dix jours, nous avons choisi de retenir vingt-cinq villages qui représentent bien la région en termes d'endémicité, de démographie, de différences culturelles et d'histoire avec d'autres projets liés à la santé.

Janvier 2020 - Atelier d'engagement communautaire avec les chefs de village à Kimpese (RDC)
Avec nos vingt-cinq citizen scientists sélectionnés dans la zone de santé de Kimpese, un réseau commence à se mettre en place. Mais pour assurer un développement durable au projet, nous avons organisé un atelier pour impliquer les chefs de communauté et élaborer une stratégie de communication en matière de santé qui peut être déployée par les scientifiques citoyens dans leur communauté. En ce sens, l'atelier a servi de plate-forme où les préoccupations ont pu être exprimées, les idées ont pu être lancées et l'inclusion du projet a été forgée. Au vu des visages fatigués mais heureux sur la photo, on peut dire que cet atelier de deux jours a été un véritable succès !

Mars 2020 - Démarrage du réseau de citizen scientists en Ouganda et en RDC
Début mars 2020, le premier atelier de formation pour les citizen scientists a été organisé en Ouganda et en RDC. Comme les citizen scientists sont responsables de la surveillance hebdomadaire des sites de contact avec l'eau, qui sont utilisés quotidiennement par les membres de leur communauté, ils ont été formés dans le cadre d'un programme intensif de trois (deux) jours. Ils y ont acquis les connaissances, les outils et les compétences nécessaires pour rendre compte avec succès de la présence d'hôtes des mollusques, de la chimie de l'eau et des activités humaines. Plus tard dans le projet, les citoyens scientifiques seront également formés pour agir en tant que communicateurs communautaires et sensibiliser leurs voisins aux pratiques dangereuses liées à l'eau et aux infections par la schistosomiase.

Dates:

2019 2023

Partenaires externes:

Dr. Casim Umba Tolo (MUST)
Prof Viola Nyakato (MUST)
Prof Grace Kagoro (MUST)
Prof Ronald Twonyirwe (MUST)
Dr. Joule Madinga (INRB, UNIKIN)
Prof. Patrick Mitashi (UNIKIN)
Prof. Bruno Lapika (UNIKIN)
Dr. Placide Mbala (INRB)
Prof Katrien Pype (KU Leuven)
Prof Katja Polman (ITG)
Prof Karolien Poels & Dr. Caroline Masquiller (UA)