Votez pour le masque Tshokwe Cihongo à partir du 15 septembre

Notre histoire patrimoniale fait partie de la Tombola du Patrimoine ! Le masque Tshokwe Cihongo a été sélectionné parmi les douze finalistes en lice pour remporter une subvention de restauration pouvant atteindre 150 000 €.
Derrière chaque projet patrimonial se cache une histoire unique. Grâce à la Tombola du Patrimoine, ces histoires sont mises à l'honneur et c'est à vous, le public, de décider quels projets méritent d'être préservés pour les générations futures.
À partir du 15 septembre, chacun pourra voter gratuitement pour son projet préféré. En votant, vous participez automatiquement au tirage au sort organisé par la Tombola du Patrimoine. De nombreux prix sont à remporter !
Découvrez l’histoire derrière le masque Tshokwe Cihongo et suivez notre aventure via www.tomboladupatrimoine.be
Défi patrimonial
Le masque Cihongo représente un esprit masculin puissant et vénérable, un makishi. Avec son imposante coiffe en forme d’arc et sa barbe marquante, le Cihongo était une figure incontournable. Il jouait un rôle central lors de l’initiation des fils de chefs, un rituel qui marquait la transition vers l’âge adulte et l’exercice de la chefferie. Pour les communautés chokwe du Congo, de la Zambie et de l’Angola, le masque était plus qu’un objet : il était une force vivante, porteur d’identité collective et d’autorité spirituelle.
Ce masque de la collection de l’AfricaMuseum appartient à une catégorie particulière et fragile. Contrairement aux masques sculptés dans le bois, cet exemplaire est composite : un cadre de bois léger est recouvert de textile, lui-même enduit d’une pâte noire dans laquelle est façonné le visage et qui donne à celui-ci ses traits et sa consistance. C’est précisément cette pâte qui devient extrêmement friable et fragile avec les années. Les masques composites ne sont pas faits pour défier les siècles. Ils sont faits pour vivre, pour être portés dans un contexte rituel.
Savoir-faire
L’AfricaMuseum possède l’une des plus grandes collections de ces masques composites au monde. Ceux-ci sont les témoins d’un savoir-faire qui a pratiquement disparu. Car si les makishi sont toujours bien vivants parmi les Chokwe d’aujourd’hui, le mode de fabrication des masques a profondément changé. Là où autrefois les visages étaient façonnés dans une pâte noire, les artistes utilisent aujourd’hui du plastique fondu. L’esprit continue de vivre, mais la tradition matérielle qui lui donnait forme autrefois menace de disparaître.
La restauration est d'une importance essentielle
Cela rend la conservation de ce masque d’autant plus importante. La préservation de chacun de ses composants ne représente pas seulement la sauvegarde d’un objet, mais aussi la protection de fragments uniques de patrimoine immatériel : un savoir, un savoir-faire, une signification spirituelle qui, sans cela, seraient perdus à jamais.