Votez pour le masque Tshokwe Cihongo jusqu'au 15 novembre

 

Notre histoire patrimoniale fait partie de la Tombola du Patrimoine ! Le masque Tshokwe Cihongo a été sélectionné parmi les douze finalistes en lice pour remporter une subvention de restauration pouvant atteindre 150 000 €.

Derrière chaque projet patrimonial se cache une histoire unique. Grâce à la Tombola du Patrimoine, ces histoires sont mises à l'honneur et c'est à vous, le public, de décider quels projets méritent d'être préservés pour les générations futures.

Jusqu'au 15 novembre, votez gratuitement pour votre projet préféré. En votant, vous participez automatiquement au tirage au sort organisé par la Tombola du Patrimoine. De nombreux prix sont à remporter !

Votez maintenant via www.tomboladupatrimoine.be

Défi patrimonial

Le masque Cihongo représente un esprit masculin puissant et vénérable, un makishi. Avec son imposante coiffe en forme d’arc et sa barbe marquante, le Cihongo était une figure incontournable. Il jouait un rôle central lors de l’initiation des fils de chefs, un rituel qui marquait la transition vers l’âge adulte et l’exercice de la chefferie. Pour les communautés tshokwe du Congo, de la Zambie et de l’Angola, le masque était plus qu’un objet : il était une force vivante, porteur d’identité collective et d’autorité spirituelle.

Ce masque est particulièrement fragile. Contrairement aux masques sculptés dans le bois, cet exemplaire est composite : un cadre de bois léger est recouvert de textile, lui-même enduit d’une pâte noire dans laquelle est façonné le visage et qui donne à celui-ci ses traits et sa consistance. C’est précisément cette pâte qui devient extrêmement friable et fragile avec les années. Ces masques composites n’étaient pas faits pour défier les siècles. Ils étaient faits pour vivre brièvement  en étant portés dans un contexte rituel.

Savoir-faire

L’AfricaMuseum conserve l’une des plus grandes collections de ces masques composites au monde. Ceux-ci sont les témoins d’un savoir-faire qui a pratiquement disparu. Car si les makishi sont toujours bien vivants parmi les Tshokwe d’aujourd’hui, le mode de fabrication des masques a profondément changé. Là où autrefois les visages étaient façonnés dans une pâte noire, les artistes utilisent aujourd’hui du plastique fondu. L’esprit continue de vivre, mais la tradition matérielle qui lui donnait forme autrefois menace de disparaître.

Ce projet de restauration s’inscrit dans le cadre d’une collaboration, signée en 2022, entre l’AfricaMuseum et la communauté tshokwe du Congo. Le projet proposé à la Tombola du patrimoine inclut un partenariat tout au long du processus, afin que les décisions soient prises conjointement et que l’ensemble des connaissances contribue à la restauration matérielle, spirituelle et sociétale du masque. 

La provenance

Le masque est entré dans les collections du musée en 1959 par l’intermédiaire d’un jésuite, Maurice Colas.  Les données de recherche actuelles ne permettent pas de reconstituer son historique complet ni les circonstances exactes de son acquisition.

Le masque ne fait pas l’objet d’une demande de restitution. Depuis 2022, la loi reconnait le caractère aliénable des biens liés au passé colonial de l'Etat belge. C’est une commission mixte composé d’experts du pays d’origine et d’experts belges qui émet un avis sur les demandes nationales de restitution. Quelle que soit la provenance ou l’avenir de l’objet en Belgique ou au Congo dans sa communauté ou dans un musée en Afrique, le Musée a l’obligation d’apporter les soins nécessaires pour garantir la bonne conservation de ce masque Cihongo. 
 

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