Quinzième édition du stage « FishBase et taxonomie ichtyologique » : quatre participants sur cinq sont des femmes

Chaque année, le MRAC organise pour cinq chercheurs africains une formation de trois mois consacrée à la taxonomie des poissons et à l’utilisation de FishBase. Cette année, quatre des participants sont des femmes, ce qui marque un tournant dans son histoire.

Fish base and fish taxonomy workshop

 

FishBase for Africa

D’avril à juin 2019, le MRAC accueille cinq jeunes ichtyologues provenant d’Afrique du Sud, du Cameroun, de Tanzanie et d’Éthiopie. Ceux-ci viennent affiner leur savoir-faire et leurs connaissance par rapport à la taxonomie ichtyologique et se plonger dans la banque de données FishBase.

FishBase contient de l’information sur plus de 34 000 espèces de poissons, ce qui en fait la plus grande banque de données ichtyologiques du monde. Chaque mois, quelque 400 000 visiteurs uniques la consultent. Les ichtyologues du MRAC, qui ont participé à la création du consortium FishBase, sont chargés de la section relative aux poissons africains d’eau douce et d’eau salée, Fishbase for Africa, qui comptabilise quelque 3500 espèces.

 

Des femmes scientifiques

Quatre femmes participent à la quinzième édition, une première. « Jamais autant de femmes ne s’y étaient inscrites. Les années passées, il n’y avait même pas de présence féminine à chaque fois », explique Tobias Musschoot (MRAC). « Nous nous réjouissons de la participation d’un plus grand nombre de femmes, même si notre première priorité reste d’attirer des chercheurs et des doctorants de qualité et prometteurs. »

L’idée est que les stagiaires acquièrent une expérience pratique de l’identification des poissons, semblable à ce qu’ils connaîtront dans la vie réelle au cours de leur recherche

 

La taxonomie ichtyologique dans sa pratique

Les leçons théoriques consacrées à la systématique des poissons, aux principes de la taxonomie et à la gestion correcte d’une collecte et d’une conservation de spécimens sont suivies d’exercices pratiques d’identification durant lesquels les stagiaires se familiarisent avec les clés d’identification, la littérature et les caractéristiques utiles pour l’identification de certains taxa. « L’idée est que les stagiaires acquièrent une expérience pratique de l’identification des poissons, semblable à ce qu’ils connaîtront dans la vie réelle au cours de leur recherche », poursuit Tobias.

 

 

Le poisson de la semaine

Les premiers exercices d’identification ont porté essentiellement sur les poissons d’Afrique de l’Ouest. Le musée pouvait proposer à ce sujet de nombreuses clés d’identification et une abondante littérature, mais aussi une grande collection de spécimens de la région qu’il a en sa possession.

Les stagiaires se voient confier un poisson chaque semaine. « Parfois, nous choisissons précisément pour les stagiaires des cas difficiles ou des espèces inconnues », confie Tobias. « De très nombreuses espèces restent difficiles à identifier. Pour le bassin du Congo, par exemple, un grand travail reste à faire ».

 

La formation de trois mois consacrée à la taxonomie des poissons et à l’utilisation de FishBase est organisé avec le soutien financier de la DGD.

 

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 Exercice d’identification sur les poissons d’Afrique de l’Ouest, durant la première semaine du stage.