L’AfricaMuseum vous invite à la projection du documentaire de Sanaz Azari. N'oubliez pas de noter la date. Nous publions plus d'infos en avril 2026.
“Comment aborder aujourd’hui un musée construit il y a plus d’un siècle pour servir une propagande coloniale ? À Bruxelles, après 5 années de rénovation, l’AfricaMuseum a réouvert ses portes en proposant de nouvelles formes d’exposition. On y croise des groupes de visiteurs en discussion avec leur guide mais aussi des visiteurs déambulant librement. Tout ce petit peuple du musée dessine les contours d’un lieu où, malgré les nouveaux récits, le passé semble ne pas passer.”
Fémiya, un comité féministe et décolonial, vous invite en collaboration avec l’AfricaMuseum à l’avant-première du documentaire Tassinon, le Vodoun au féminin sacré. Ce film est un cri décolonial et un chant d’amour au Vodoun, célébrant la force spirituelle et la résistance des femmes togolaises.
Documentaire
Tassinon, le Vodoun au féminin sacré met en lumière la lutte pour la préservation du Vodoun face aux rejets et à la diabolisation hérités de la colonisation. Ce documentaire, porté par un regard diasporique belge, rend hommage aux femmes togolaises — notamment aux Tassinons — dont la résilience incarne une triple résistance : contre la persécution coloniale, la misogynie et l’influence des religions importées. À travers une approche artistique et engagée, le film se présente comme un cri décolonial et un chant d’amour au Vodoun, célébrant la force spirituelle et culturelle de l’Afrique tout en invitant à reconnaître la vitalité contemporaine de cette tradition ancestrale.
Réalisateurs
Tassinon est un film de Mireille-Tsheusi Robert selon une idée originale de Céléstin Akpahlin.
Mireille-Tsheusi Robert est présidente de Fémïya, elle exerce en tant que guide, formatrice et auteure. Elle aborde les thématiques liées au féminisme, à l’antiracisme, à la décolonisation des folklores, de l’art, des médias, de l’espace public ou encore des musées, dont l’AfricaMuseum. Elle est à l’origine de la campagne pour la restitution des biens culturels africains qui a abouti à une loi belge en la matière. De même, elle a contribué à la création d’un square Lumumba à Bruxelles et mené des recherches sur l’impact du Père Fouettard sur les enfants. Robert a été désignée « Femme de l’année » par la RTBF/ Les Grenades en 2019.
Céléstin Akpahlin est un animateur de radiotélévision et maître de cérémonie belgo-togolais. Spécialisé dans la présentation d’événements d’envergure, il a marqué des scènes prestigieuses telles que le Bataclan et le Zénith (France). En 2019, il intègre l’association belge Fémïya, puis il fonde Azangounon pour le management musical. Actif à l’international, il est reconnu comme l’une des figures majeures de l’animation afro-européenne. Il a notamment été sacré meilleur animateur de la diaspora en 2020.
Le CNCD 11.11.11 organise en collaboration avec l’AfricaMuseum une journée pour les enseignants. Les stigmates de l'histoire coloniale sont encore très présents dans notre quotidien : ils influencent nos représentations du monde et nos rapports sociaux. L'enseignement, autrefois pilier de la propagande coloniale, a aujourd'hui la mission essentielle de lutter contre les stéréotypes, les préjugés et le racisme. Mais comment aborder cette histoire et ses répercussions actuelles en classe ou avec vos jeunes ?
Programme
9h45 Conférence : Mécanique du privilège blanc
Estelle Depris est conférencière et écrivaine spécialisée dans les questions de discrimination raciale, d’intersectionnalité et de blanchité. La conférence vous aide à découvrir des mécanismes du privilège blanc et la façon dont ils influencent nos perceptions et pratiques éducatives.
11h45 Pause
11h30 Projection du film : « What’s Up With - The Colonisation of Congo ? » avec la présence de la co-productrice Reine Mbote
Le film What’s Up With - The Colonisation of Congo ? est un outil pédagogique dynamique qui pose un regard critique sur la colonisation belge au Congo tout en mettant en avant les résistances des populations congolaises. Riche en archives et fruit d’un travail collectif, il offre une base historique solide pour s’interroger sur les traces actuelles de cette période, produit par l’AfricaMuseum en partenariat avec le podcast What’s Up With Reine ? et le soutien de la coopération belge au développement.
Documentaire en français et swahili, avec sous-titres en anglais ; table ronde en français, néerlandais et anglais
Available
On
Summary
L'AfricaMuseum, en collaboration avec la Vrije Universiteit Brussel (VUB), a le plaisir de vous inviter à la projection publique du documentaire Goma: Vivre avec le risque des éruptions du Nyiragongo.
Située entre le lac Kivu et le parc national des Virunga dans l’est de la République Démocratique du Congo, la ville de Goma abrite plus d’un million de personnes vivant sous la menace permanente d’un voisin dangereux : le volcan Nyiragongo, l’un des volcans les plus actifs au monde.
Goma: Vivre avec le risque des éruptions du Nyiragongo vous plonge dans la réalité quotidienne des habitants de Goma, une ville construite sur de la lave, secouée par les guerres et les tremblements de terre, mais pleine de vie et de résilience. À travers leurs témoignages, nous revisitons les souvenirs des éruptions passées: 1977, 2002, et l’événement soudain de 2021 qui a déplacé des milliers de personnes.
Dans ce documentaire de 30 minutes, des familles décrivent la peur de devoir fuir en quelques minutes, la douleur de perdre leur maison et leurs proches, et l’immense courage necessaire pour repartir encore et encore. Le documentaire explore aussi les défis persistants de reconstruire leurs maisons et leurs moyens de subsistance dans un paysage marqué par la lave, tout en soulignant comment la préparation au risque et les connaissances scientifiques s’entrelacent avec l’attachement profond des habitants à leur ville et à leur terre, et leur détermination à continuer d’espérer.
Avec des récits puissants et des images frappantes, Goma: Vivre avec le risque des éruptions du Nyiragongo est plus qu’un documentaire, c’est un portrait émouvant d’une communauté vivant avec le risque au quotidien, tout en refusant d’abandonner son espoir et son avenir.
Un documentaire écrit et réalisé par Blaise Mafuko Nyandwi (University of Goma, DR Congo), en collaboration avec Matthieu Kervyn (Vrije Universiteit Brussel, Belgium), Caroline Michellier (AfricaMuseum/UCLouvain, Belgium) et Benoît Smets (AfricaMuseum/VUB, Belgium).
Trailer
Table ronde
Valérie Cayol
Valérie Cayol est Directrice de Recherche CNRS au Laboratoire Magmas et Volcans de l'Université Clermont Auvergne. Ses travaux portent sur le transfert et le stockage du magma, ainsi que sur les mouvements de flanc des édifices volcaniques. Elle utilise pour cela des données géophysiques (déformations vues par satellite et au sol, sismicité, gravimétrie) et des simulations numériques. Elle contribue ainsi à la compréhension du fonctionnement de volcans, tels que le Piton de la Fournaise ou le Nyiragongo.
Adalbert Muhindo Syavulisembo
Adalbert Muhindo Syavulisembo est volcanologue, docteur en Sciences de l’Université Libre de Bruxelles et enseignant-chercheur à l’Université de Goma (UNIGOM), affilié à l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) et à l’ULB. Ses recherches portent sur l’analyse intégrée du risque volcanique en milieu urbain, la modélisation spatio-temporelle de la vulnérabilité et l’accessibilité aux ressources vitales pour les populations exposées aux aléas volcaniques. Spécialiste du volcanisme actif de la région des Grands Lacs, il a contribué à de nombreux projets internationaux et publié des travaux de référence sur la gestion du risque à Goma. Directeur Général de l’OVG lors de l’éruption du Nyiragongo en 2021, il a joué un rôle essentiel dans la coordination scientifique, la communication des données et la collaboration avec les autorités. À l’UNIGOM, où il est professeur associé, il forme de futurs scientifiques et encadre la recherche en géosciences, avec un engagement marqué pour les enjeux de résilience et de gouvernance du risque en Afrique centrale.
Christian Chiza Kashurha
Christian Chiza Kashurha est docteur en Histoire de l’UCLouvain, spécialisé dans les questions environnementales et la didactique de l’Histoire. Il enseigne au Département d’Histoire de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP-Bukavu) et est chercheur au Centre de Recherche en Droits de l’Homme et en Droit International Humanitaire (CERDHO) de l’Université Catholique de Bukavu (UCB). Ses travaux adoptent une approche socio-anthropologique et interdisciplinaire pour analyser les conflits et les enjeux de sécurité humaine. Il contribue également aux activités du Groupe d’Études sur les Conflits et la Sécurité Humaine (GEC-SH) de l’ISP-Bukavu et collabore avec divers centres de recherche en Afrique et en Europe. Consultant pour plusieurs ONG belges sur l’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire, il est également, depuis septembre 2026, collaborateur scientifique à l’UCLouvain au sein de la Clinique juridique Rosa Parks
Katrien Vanderschoot
Katrien Vanderschoot est journaliste senior au service international de VRTNWS, la chaîne d’information du radiodiffuseur public national en Belgique, basé à Bruxelles. Spécialiste de l’Afrique et du Royaume-Uni, elle couvre depuis 1994 les dynamiques politiques et sociales de la région des Grands Lacs et a réalisé des reportages dans plus de trente pays africains. Elle suit également les grands conflits internationaux pour le Foreign News Desk. Auparavant correspondante régulière au Royaume-Uni, elle a couvert des moments historiques tels que l’affaire Pinochet, le référendum sur le Brexit ou les funérailles de la reine Elizabeth. Katrien travaille pour la radio, la télévision et le web, produit des podcasts, modère des débats et intervient comme conférencière. Elle est l’autrice de Graven in Rwanda (1998) et De kinderen van de kolonie (2022), traduit en français sous le titre Les enfants du volcan.
Le 11 novembre 1975, la République d’Angola accédait à son indépendance. À l’occasion du cinquantenaire de ce pays d'Afrique centrale et australe et à l’initiative de Nicole Kanda, un événement exceptionnel de deux jours autour de l’histoire et la culture angolaise vous est proposé en collaboration avec l’AfricaMuseum. Au programme : film, conférence, musique et danses.
Durant tout le week-end, vous aurez l’occasion de visiter la présentation d’œuvres d’art angolais dont celles de l’artiste international Cristiano Mangovo.
Film Sambizanga
Lors du premier jour de l’événement, vous aurez l’occasion de visionner un film basé sur une histoire vraie. Sambizanga (1972) suit le jeune militant de la résistance Domingos Xavier, dont l’arrestation par les autorités portugaises déclenche un soulèvement anticolonialiste. Sa femme Maria, déterminée, se lance dans un voyage épique à pied pour le sauver. Utilisant le langage de la révolution et les chants spirituels des villageois angolais, ce chef-d’œuvre historique de cinéma politique se distingue par la façon dont il rend hommage au courage et aux difficultés des femmes dans la lutte mondiale pour la libération.
Il s’agit du premier long métrage réalisé en Angola, et par Sarah Maldoror (1929-2020), la première femme réalisatrice à avoir tourné un long métrage en Afrique.
Conférence « Angola, quel est l’héritage des pères de l’indépendance ? »
Après le film la journaliste Maria Bemba animera une conférence avec Stéphane Dos Santos, Grâce Roberto, Cristiano Mangovo et Nicole Kanda :
• Maria Bemba est diplômée en Communication et en Journalisme (ULB) et exerce son métier à la fois en radio et en télévision. Elle a eu l’occasion de travailler pour différents médias, notamment Arabel et Fun Radio, avant de rejoindre le média bruxellois BX1 et la radio belge LN Radio. Elle s’intéresse particulièrement aux faits sociaux, à la politique internationale et à la culture, des thématiques qu’elle aime explorer et partager à travers son travail journalistique.
• Stéphane Dos Santos est d’origine angolaise, diplômé universitaire en Management des échanges internationaux (France) et consultant TV et décrypte l’actualité internationale. Il intervient souvent dans l’émission politique « L’Afrique dans tous ses États » sur la célèbre chaîne de télévision VoxAfrica. Il est également le président du CHCI (Cercle humaniste en Faveur de la Coopération internationale). Son premier livre, Florilège, un recueil de poèmes et de pensées, sortira début 2026. Il y a dédié quelques textes aux pères de l’indépendance angolaise : Agostinho Neto, Álvaro Holden Roberto et Jonas Savimbi.
• Grâce Roberto, née en 1957, est la quatrième des six enfants d’Álvaro Holden Roberto et de Suzana Milton, et comptable de formation avec une spécialisation en informatique. Véritable bibliothèque de souvenir de son père, elle viendra partager le témoignage de son vécu du sacrifice de ce dernier pour l’indépendance de la République d’Angola, mais également de la mémoire qu’elle possède de l’homme que fut Álvaro Holden Roberto.
• Cristiano Mangovo, né en Angola en 1982, est diplômé de l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa. Avec ses peintures aux couleurs franches, aux corps déglingués et de nature exubérante, il dénonce et regrette la façon dont les enjeux économiques et politiques prennent le pas sur les préoccupations sociales et environnementales légitimes. À travers ses œuvres, il déplore la surexploitation des terres et des ressources naturelles au bénéfice d’un profit financier. Alors que l’Europe est présentée comme un idéal de progrès, de richesse et de perfection par rapport à l’Afrique, il entend déconstruire ce mythe.
• Nicole Kanda est l’initiatrice de cet événement. Née à Luanda, en Angola, et originaire de Mbanza Kongo (Zaïre) et Mbanza Ntumba (Uíge), Nicole Kanda, 49 ans, est une styliste, décoratrice, curatrice et cheffe de projet basée à Bruxelles. Son parcours diversifié, élevée en République démocratique du Congo et en Belgique, nourrit sa profonde passion pour les objets d’art africains, qu’elle considère comme des gardiens intemporels de la culture, de la tradition et de la mémoire collective. En 2022, elle initie un concept d’exposition mouvante à Bruxelles et présentée virtuellement à Luanda en marge du 10e Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) en collaboration avec l’UE et l’AfricaMuseum. Elle souligne le rôle de la culture dans la promotion de la cohésion sociale, de la paix et de la tolérance.
(Tram 44 à Montgomery, parking gratuit en face du musée)
Programme : film et conférence
14h00 : accueil du public 14h30 : film et conférence 17h00 : visite de la présentation d’œuvres d’art en présence de l’artiste Cristiano Mangovo 18h00 : cocktail 19h00 : fin de l’événement
Vous pouvez visiter la présentation d’œuvres d’art angolais et le musée entre 10h et 18h.
Participants
Max. 180 personnes
Prix
20 € (film, conférence, présentation d’œuvres d’art, cocktail, visite musée)
Le samedi 22 février 2025, l'AfricaMuseum est fier de présenter en avant-première le court-métrage "Patrimoine", réalisé l’été dernier par Blessing Maluba Ngoy.
À travers des récits entrelacés – d’aujourd’hui et d’hier, "Patrimoine" part de la discrimination capillaire subie par la communauté noire pour sensibiliser sur les conséquences de la colonisation tout en célébrant le cheveu crépu comme symbole de richesse identitaire et culturelle, valorisant la résilience et la fierté afrodescendantes. Le film sera suivi d’un court-métrage de l’auteur Mesomahu, mettant en lumière la situation à Goma.
Programme
17h00 : Ouverture des portes 18h00 : Performances artistiques 18h20 : Projection du court-métrage "Patrimoine" 18h45 : Échanges avec la réalisatrice, l’équipe du film et l’ambassadeur de la RDC 20h00 : Réception conviviale
Une main devant la bouche pour le silence ; deux doigts comme un pistolet sur la tempe pour la violence : ce geste, devenu un symbole de résistance contre l'oppression, s'est répandu comme signe de solidarité pour dénoncer la guerre qui sévit à Goma, une région à l'est de la République démocratique du Congo.
Hour info
15:00-17:30
Langue
français et néerlandais (traduction simultanée)
Available
On
Summary
Dans le cadre de l'exposition ReThinking Collections, l'AfricaMuseum organise, en collaboration avec l'émission de télévision Vranckx & de Nomaden (VRT Canvas), l'avant-première du film documentaire Kakungu. La projection sera suivie d'un échange sur la façon dont la Belgique et le Congo abordent le passé colonial.
Ces dernières années, les débats sociaux et politiques ont accordé davantage d’attention au passé colonial commun de la Belgique et du Congo. Diverses initiatives ont été prises dans les domaines de l’espace public, de la recherche, des collections des musées, etc.
C’est dans ce contexte que Philippe, roi des Belges a effectué son premier voyage au Congo en juin 2022. Il a exprimé son profond regret quant à la colonisation et a remis un masque kakunguau président congolais Félix Tshisekedi. Ce masque du peuple Suku, de la région congolaise de Kwango, fait partie des collections de l’AfricaMuseum depuis 1954 et se trouve actuellement au Musée national de la République démocratique du Congo (MNRDC) dans le cadre d’un prêt de longue durée.
En janvier 2024, l’AfricaMuseum ouvrait les portes de ReThinking Collections, une exposition consacrée à la recherche de provenance appliquée aux objets africains. Les collections du musée ont été acquises en grande partie dans l’actuelle République démocratique du Congo durant la période coloniale. L’exposition mentionne le masque kakungu.
Synthèse du documentaire
Après avoir passé près de 70 ans à l’AfricaMuseum, le masque Kakungu est retourné au Congo. En dépit de la cérémonie festive donnée à Kinshasa, l’objet reste propriété de la Belgique, et cela cause de l’agitation au sein de la population congolaise et de la communauté suku. Retraçant l’histoire du masque depuis le village oublié où il jouait autrefois un rôle traditionnel jusqu’à l’héritage colonial dont il est porteur aujourd’hui, le film documentaire pose la question : La communauté d’origine ne devrait-elle pas être plus impliquée ? Car sans sa signification véritable, le patrimoine n’est qu’une pièce de musée sans vie.
Ce reportage a été réalisé avec le soutien de Fonds Pascal Decroos, 11.11.11 et eight vzw.
Programme
15h00 – 15h15
Mot de bienvenue prononcé par Katrien Vanderschoot (journaliste de la VRT) et Sofie Bouillon (cheffe du service des Expositions de l’AfricaMuseum)
Introduction au film documentaire présentée par Rudi Vranckx (journaliste de la VRT)
15h15 – 15h45
Projection du film (sous-titré en français et en néerlandais)
15h45 – 16h15 1er panel : Comment le film a-t-il vu le jour ?
Échange entre les réalisateurs du film Don Moussa Pandzou, Job van Nieuwenhove et Adriaan De Loore
16h15 – 17h00 2e panel : Comment aborder le passé colonial ?
Échange entre l’anthropologue Placide Mumbembele (professeur à l’Université de Kinshasa), la doctorante Lies Busselen (Katholieke Universiteit Leuven), l’historienne et professeur Gillian Mathys (Universiteit Gent) et la pédagogue Mireille-Tsheusi Robert (présidente de Bamko asbl)
La deuxième édition du Contrechamps Film Festival, Viva Matonge aura lieu du jeudi 27 au samedi 29 juin 2024, en association avec le Cinéma Vendôme. Dans le cadre des événements Look@Matonge, soutenus par la commune d'Ixelles, toutes les projections sont gratuites!
Dahomey de Mati Diop clôturera le festival le samedi 29 juin à 19h.
La projection sera suivie d’une discussion sur la restitution des objets conservés dans les musées européens. Cette rencontre avec Anne Wetsi Mpoma, curatrice et historienne de l'art, Felix Fufulafu, doctorant et Célia Charkaoui chargée du projet PROCHE est en partenariat avec l’Africa Museum et l’échange sera animé par l’autrice et chercheuse Rym Khene.
Dans le cadre de l’exposition ReThinking Collections l’AfricaMuseum organise en collaboration avec DOXY FIXY la première belge du documentaire The Story of Ne Kuko du réalisateur Festus Toll. La projection sera suivie d’un échange sur la recherche de provenance et la restitution.
En janvier 2024 l’AfricaMuseum a ouvert les portes de ReThinking Collections, une exposition temporaire sur la recherche de provenance. Les collections conservées par le musée ont majoritairement été acquises dans l’actuelle République démocratique du Congo pendant la période coloniale. L’objet nkisi nkonde du chef Ne Kuko fut volé par un belge en 1878 et fait partie de la collection au musée de Tervuren depuis 1912.
La recherche de provenance et la restitution connaissent une attention croissante dans les débats sociaux et politiques. Mais comment retracer l’origine des objets culturels africains conservés dans les musées européens? Et quel avenir pour ces objets, dans et hors les murs des musées?
Programme
15:00 – 15:15 Mot de bienvenu par la modératrice Maria Bemba (journaliste) et le directeur général Bart Ouvry (AfricaMuseum)
Introduction du documentaire par le réalisateur Festus Toll
15:15 – 15:45 Projection du documentaire The Story of Ne Kuko
15:45 – 16:30 Echange entre le professeur Placide Mumbembele (Université de Kinshasa), l'historienne de l’art et l'activiste Anne Wetsi Mpoma (Wetsi Gallery) et l’historien et chercheur Maarten Couttenier (AfricaMuseum)
16:30 – 17:00 Questions et échange avec le public
17:00 – 17:30 Réception
Synthèse du documentaire
Traverser l’Afrika Museum de Berg en Dal et repasser par la porte une pièce de l’exposition sous le bras, pour les policiers, c’est un vol, mais pour l’activiste panafricain Mwazulu Diyabanza, c’est reprendre un objet pillé au Congo durant la domination coloniale pour le ramener là d’où il vient.
Ce documentaire remarquablement pensé et enrichi de matériel d’archives aborde différents aspects de la question des œuvres d’art volées durant l’époque coloniale, et ce à travers l’histoire de Ne Kuko, un des chefs de Boma, au Congo, qui a été la proie d’un aventurier belge lors d’une expédition commerciale.
Une calme voix off raconte comment Ne Kuko a été dépossédé de ses terres, et aussi de son nkisi. Non seulement le vol de cet objet, auquel des forces spirituelles sont attribuées, a représenté une perte d’identité pour Ne Kuko, mais il a déstabilisé toute la communauté locale. Un siècle-et-demi plus tard, le nkisi attend toujours son retour à Boma.
14.00-15.30 : visite guidée (max. 25 personnes) I 16.00- 17.30 : projection du film
Langue
Français et néerlandais
Available
On
Summary
Le 25 novembre est la Journée Internationale pour l'Élimination de la Violence à l'égard des Femmes. À cette occasion et dans le cadre de la programmation 125/5 ans, MWASI asbl organise, en collaboration avec l’AfricaMuseum et l’ONG Broederlijk Delen, un événement pour commémorer les victimes de la guerre qui dure depuis plus de 25 ans en République Démocratique du Congo.
Visite guideé décoloniale
Pendant la visite, deux guides vous présenteront différentes salles du musée qui permettent d'appréhender les origines et les enjeux de la guerre à l’Est du Congo.
Brenda Odimba est ingénieure civil de formation. Au sein de MWASI asbl, elle s’engage en tant qu’activiste décoloniale dans les luttes antiraciste, féministe et écologique, en Belgique et au Congo. Elle guidera la visite en français.
Sandrine Ekofo est juriste de formation et depuis 2021 chargée de plaidoyer politique sur le Congo chez l’ONG flamande Broederlijk Delen. Elle guidera la visite en néerlandais.
Film-débat
Sema (« parle » en swahili) est un film de 2019 du Mouvement National des Survivantes de Violences Sexuelles au Congo. Le film, réalisé par Machérie Ekwa, est basé sur des faits réels et joué en grande partie par des survivantes de violences sexuelles au Congo. Le but du film est de sensibiliser le public sur les causes et les conséquences de la guerre, d’encourager à briser le silence sur les atrocités perpétrées, et de mettre fin à la stigmatisation qu'elles vivent au quotidien.
Après la projection du film, Brenda Odimba et Sandrine Ekofo faciliteront un échange avec Elisabeth Sekanabo de l’association Amuka (« réveille-toi » en swahili) qui mène des projets au Kivu.
Le 1 décembre l'artiste congolais Innoss'B donne un concert humanitaire dans la salle La Madeleine à Bruxelles, en faveur de la paix au Congo. Les rendements sont pour l'orphelinat Gun Gunna et ses projets à Goma et dans la province du Nord-Kivu. Réservez ici votre ticket : https://concert-innossb.ticketlive.be/selection